Les fans de la série culte Spartacus peuvent se réjouir : un nouveau chapitre de cette saga sanglante est en préparation avec « House of Ashur », une histoire inédite qui explorera les origines du personnage interprété par Nick E. Tarabay. La diffusion américaine est prévue dans deux semaines, mais la date de sortie en France reste encore inconnue.
L’annonce de ce retour dans l’univers de Spartacus a incité un journaliste à replonger dans la première saison, Spartacus : Blood and Sand, diffusée initialement en 2011 sur Cuatro. L’expérience, avoue-t-il, fut mitigée.
Créée par Steven S. DeKnight, également connu pour son travail sur la série Daredevil de Netflix, Spartacus : Blood and Sand se concentre sur la vie du gladiateur thrace incarné par Andy Whitfield, explorant une période peu documentée de son existence, antérieure à la troisième guerre servile. À l’époque, la série se situait dans un créneau où les standards de production étaient moins élevés, notamment en raison de l’absence de séries comme Game of Thrones qui allaient redéfinir les attentes du public.
Starz, la chaîne qui a diffusé Spartacus, n’avait alors qu’une expérience limitée dans le domaine de la fiction, se concentrant principalement sur des comédies et des adaptations télévisées. Elle ne disposait pas encore des moyens financiers et de la puissance de production de chaînes comme HBO ou Showtime.
Outre les contraintes budgétaires et les faiblesses du scénario, la série a été fortement influencée par le style visuel de 300, le film de Zack Snyder sorti quelques années auparavant. « Tout le monde semblait savoir clairement quel style il souhaitait imiter », explique le journaliste, soulignant l’utilisation omniprésente du ralenti, de la violence graphique, des filtres de couleur saturés et d’effets spéciaux rudimentaires. Il nuance cependant : « Snyder avait du talent et beaucoup plus de budget pour donner un aspect soigné à son œuvre. »
Malgré ses défauts, la série a su évoluer positivement au fil des épisodes. C’est cette perspective, combinée à l’évolution des standards de la production télévisuelle au cours des 15 dernières années, qui suscite l’enthousiasme quant à « House of Ashur ». Reste à voir ce que cette nouvelle série réserve aux spectateurs.