Home SantéLa recherche explore les voies du système nerveux qui augmentent la douleur liée à l’endométriose

La recherche explore les voies du système nerveux qui augmentent la douleur liée à l’endométriose

by Sophie Martin

Publié le 21 novembre 2025 à 09h00. Une augmentation inquiétante des diagnostics de VIH chez les femmes au Royaume-Uni alerte les autorités sanitaires, tandis que les objectifs de l’ONU pour l’éradication du sida pourraient ne pas être atteints, selon un rapport parlementaire.

  • Le nombre de nouveaux diagnostics de VIH a augmenté de 33 % chez les femmes entre 2019 et 2024.
  • Les services de santé sexuelle sont confrontés à une forte demande et à un financement insuffisant.
  • Des disparités significatives existent entre les différents groupes de population, avec une forte augmentation des cas chez les personnes d’origine africaine et asiatique.

Les chiffres récents révèlent une tendance préoccupante : alors que les nouveaux diagnostics de VIH ont diminué chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (une baisse de 35 % entre 2019 et 2024, passant de 1 238 à 810 cas), ils ont augmenté de 26 % chez les femmes ayant des rapports sexuels avec des hommes (de 596 à 749 cas). Au total, on observe une diminution de 14 % des nouveaux diagnostics chez les hommes, contrastant fortement avec une augmentation de 33 % chez les femmes.

Le rapport du Comité des femmes et de l’égalité met en évidence les difficultés rencontrées par les services de santé sexuelle, qui sont décrits comme « extrêmement sollicités » et disposant de ressources « réduites au minimum ». Cette situation menace la capacité du Royaume-Uni à atteindre l’objectif de zéro transmission du sida fixé par les Nations Unies pour 2030.

Les inégalités en matière de santé sont également soulignées. Les populations d’Afrique noire et d’Asie ont enregistré des augmentations de 80 % et 40 % respectivement des nouveaux diagnostics, tandis que les diagnostics ont diminué de 40 % chez les personnes d’origine ethnique blanche. Le rapport avertit que l’objectif intermédiaire d’une réduction de 80 % des nouveaux cas d’ici 2025 ne sera probablement pas atteint.

Sarah Owen, présidente de la commission des femmes et de l’égalité et députée travailliste, a exprimé son inquiétude :

« Avec l’état actuel des services de santé sexuelle, le gouvernement aura du mal à atteindre l’objectif adopté par les Nations Unies en matière de lutte contre le sida, à savoir zéro transmission du VIH d’ici 2030. »

Sarah Owen, présidente de la commission des femmes et de l’égalité et députée travailliste

Elle souligne la nécessité d’un financement supplémentaire pour garantir l’efficacité des services de santé sexuelle et ajoute :

« L’augmentation des diagnostics de VIH chez les femmes est alarmante et le plan d’action doit inclure des mesures pour répondre à ces préoccupations. Étant donné le coût élevé d’un diagnostic tardif pour le NHS, un programme de dépistage communautaire avec option de non-participation doté de ressources complètes dans les zones à forte prévalence représenterait une économie importante à long terme. Il devrait être introduit le plus tôt possible. »

Sarah Owen, présidente de la commission des femmes et de l’égalité et députée travailliste

Le rapport formule plusieurs recommandations, notamment l’extension des programmes de tests de non-participation des services d’urgence aux cabinets de médecins généralistes, aux cliniques d’avortement, aux centres de santé des femmes, aux centres de dépistage du col de l’utérus et aux cliniques de santé sexuelle. Ces programmes devraient être accompagnés de campagnes de sensibilisation ciblées au niveau local.

Le rapport met également en évidence le fait que seulement deux tiers des hommes et des femmes hétérosexuels voient leurs besoins en prophylaxie pré-exposition (PrEP) identifiés dans les services de santé sexuelle, et encore moins sont satisfaits. La PrEP, un médicament antirétroviral utilisé pour réduire le risque d’infection, devrait être plus accessible, notamment grâce à un accès numérique national, à sa disponibilité dans les pharmacies communautaires et les soins primaires, et à davantage de rendez-vous sans rendez-vous.

Les députés proposent également de permettre aux infirmières et aux conseillers en santé de prescrire la PrEP et de mettre en place une formation ciblée pour réduire les occasions manquées, en particulier dans les communautés d’Afrique noire. Un financement supplémentaire, au-delà de celui déjà alloué, serait nécessaire pour soutenir l’augmentation des tests, compte tenu des coûts élevés pour le NHS en cas de diagnostic tardif. Une start-up lève 6 millions de dollars pour un test de diagnostic des IST à domicile.

Enfin, le rapport souligne la baisse des tests de dépistage et de l’utilisation de la contraception chez les jeunes, appelant à des campagnes de sensibilisation spécifiques à cette tranche d’âge. L’extension des tests de non-participation devrait également inclure systématiquement les tests d’hépatite B et C. Les maires métropolitains sont invités à étudier la possibilité de mutualiser les services de tests postaux pour améliorer l’accès et réduire les coûts.

Sarah Owen conclut :

« Pour atteindre l’objectif de 2030, il faut se concentrer sur les tests et améliorer l’accès à la PrEP, mais nous savons que les gens ont du mal à y accéder, en particulier s’ils vivent en dehors des grandes villes. Comme le recommande le nouveau rapport du Comité sur la lutte contre la transmission du VIH, le gouvernement devrait déployer l’accès numérique aux médicaments antirétroviraux de prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH à l’échelle nationale pour aider à résoudre les retards et les défis inacceptables dans l’accès aux services et aux prescriptions de santé sexuelle. Le déploiement de la PrEP injectable pourrait constituer un grand pas en avant dans la lutte contre le VIH. Nous demandons instamment qu’il soit mis à la disposition des personnes vulnérables, en particulier des femmes qui peuvent rencontrer des obstacles pour accéder aux comprimés quotidiens. »

Sarah Owen, présidente de la commission des femmes et de l’égalité et députée travailliste

You may also like

Leave a Comment