Publié le 24 août 2023 18:35. Malgré un boycott initial annoncé par Donald Trump, les États-Unis enverront un représentant à la cérémonie de passation de pouvoir du G20 en Afrique du Sud, tout en restant absents des négociations formelles.
- Les États-Unis participeront à la cérémonie officielle de passation de pouvoir du G20 à Johannesburg.
- Aucun haut responsable américain ne prendra part aux discussions du sommet.
- Cette participation limitée intervient après des déclarations du président sud-africain Cyril Ramaphosa suggérant un revirement américain.
Un représentant de l’ambassade américaine en Afrique du Sud assistera à la cérémonie de passation de pouvoir qui marque la fin du sommet du G20, a indiqué jeudi un responsable de la Maison Blanche. Cependant, les États-Unis ne participeront pas aux négociations proprement dites, confirmant ainsi la position initialement exprimée par le président Donald Trump.
Cette annonce intervient après que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré que les États-Unis avaient « changé d’avis » à la dernière minute et participeraient au sommet de Johannesburg. Le responsable de la Maison Blanche, qui a requis l’anonymat, a précisé que cette participation se limitait à la cérémonie formelle.
Donald Trump avait précédemment annoncé qu’aucun responsable américain ne participerait au sommet, en raison de ses critiques concernant la situation en Afrique du Sud, notamment la question du traitement réservé à la minorité blanche. Les États-Unis doivent assumer la présidence tournante du G20 après l’Afrique du Sud, et une cérémonie de passation de pouvoir est traditionnellement organisée à la fin de chaque sommet.
Le président Ramaphosa avait déjà exprimé sa déception face à la perspective d’une « chaise vide » lors de cette cérémonie de passation. Jeudi, il s’est dit satisfait de la participation américaine au premier sommet du G20 organisé sur le continent africain, qualifiant cette communication tardive de changement d’approche « agréable ».
« Nous accueillons favorablement la participation américaine au premier sommet du G20 en Afrique. »
Cyril Ramaphosa, président sud-africain
La participation américaine, même limitée, pourrait être perçue comme un geste d’apaisement après les tensions initiales. Le G20, qui regroupe les 20 principales économies mondiales, est un forum important pour la coopération internationale sur les questions économiques et financières.