Publié le 23 novembre 2025 à 11h26. Des négociations cruciales s’ouvrent ce dimanche à Genève pour tenter de trouver une issue au conflit en Ukraine, autour du plan de paix en 28 points proposé par l’administration américaine, un projet déjà confronté à des réticences de la part de Kiev et de plusieurs pays européens.
- Une délégation américaine de haut niveau, menée par Marco Rubio, est arrivée à Genève pour défendre le plan de paix.
- L’Ukraine et plusieurs nations de l’Union européenne expriment déjà des réserves sur des aspects clés du plan, notamment les concessions territoriales potentielles.
- Donald Trump avait initialement fixé un délai pour une réponse ukrainienne, mais a ensuite indiqué que son plan n’était pas une « dernière offre ».
Le gouvernement américain présente désormais son plan en 28 points comme un « cadre de négociations » destiné à mettre fin à la guerre déclenchée par l’invasion russe de 2022. Ce plan, qui a suscité l’approbation du président russe Vladimir Poutine, reprend plusieurs exigences de Moscou, notamment la cession de territoires par l’Ukraine, une réduction de la taille de son armée et l’abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord).
La délégation américaine, particulièrement étoffée, comprend outre le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour les missions de paix, Steve Witkoff, et le secrétaire de l’Armée, Dan Driscoll. Des conseillers en politique étrangère de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne et d’Italie sont également présents, de même que des représentants de la Commission européenne et du Conseil européen. L’objectif affiché est d’analyser et de « peaufiner » le plan de Trump, dévoilé de manière inattendue jeudi.
Côté ukrainien, le chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky, Andri Yermak, et le négociateur en chef Rustem Umerov dirigeront les discussions. Dans un message publié ce matin sur son compte Telegram, Zelensky a souligné l’importance de la diplomatie, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la défense de l’Ukraine face aux « perfides attaques russes ».
« Aujourd’hui, nos conseillers travailleront en Suisse avec des représentants des États-Unis, de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni. Mais, parallèlement au travail diplomatique, nous devons faire tout notre possible pour renforcer notre défense contre ces perfides attaques russes. »
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine
Donald Trump avait initialement donné à Volodymyr Zelensky jusqu’au 27 novembre pour répondre à sa proposition. Cependant, interrogé samedi sur la question de savoir si son plan constituait une « dernière offre », il a répondu par la négative. Cette attitude laisse planer un doute sur la marge de manœuvre dont disposent les parties prenantes pour parvenir à un accord.
lgc (efe, afp)
Pour aller plus loin
- La Russie a abattu un drone portugais au-dessus de la mer Noire
- Thaïlande : Un Enfant de 8 Ans Tué par une Méduse Venimeuse à Phuket
- Ukraine et Russie intensifient leurs frappes à longue portée (nouvelles-du-monde.com)
- EN DIRECT, guerre en Ukraine : la Suède va remettre à Kiev un navire de la flotte fantôme russe (lederniereheure.com)