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Anthony Albanese se joint aux dirigeants mondiaux pour défier Trump sur le changement climatique et le libre-échange.

Les pays du G20 se sont engagés à accélérer la lutte contre le changement climatique, malgré l'opposition des États-Unis, lors d'un sommet qui a révélé des tensions croissantes sur la transition énergétique mondiale. L'Australie, en particulier, a pris…

Anthony Albanese se joint aux dirigeants mondiaux pour défier Trump sur le changement climatique et le libre-échange.

Les pays du G20 se sont engagés à accélérer la lutte contre le changement climatique, malgré l’opposition des États-Unis, lors d’un sommet qui a révélé des tensions croissantes sur la transition énergétique mondiale. L’Australie, en particulier, a pris des engagements forts, tout en naviguant dans un débat interne sur sa stratégie énergétique.

Dans une déclaration de 30 pages adoptée lors du sommet, les dirigeants reconnaissent « l’urgence et la gravité du changement climatique » et réaffirment l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Ils se sont également engagés à intensifier leurs efforts pour atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre et la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Cette déclaration devrait relancer le débat en Australie sur la position de la Coalition par rapport à la communauté internationale, notamment après l’abandon de l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. L’ancien président américain Donald Trump avait qualifié le changement climatique de « canular » et retiré les États-Unis de l’Accord de Paris lors de son retour à la Maison Blanche en janvier.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a souligné que les 19 pays participants au forum étaient parvenus à un « consensus écrasant » pour approuver « un document digne des dirigeants du G20 ». Cependant, la porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a affirmé que cette déclaration avait été poussée par Ramaphosa « malgré les objections américaines constantes et robustes », ajoutant que les États-Unis se concentreraient sur « la restauration de la légitimité du G20 » lors de l’organisation de l’événement l’année prochaine à Miami.

Par ailleurs, l’Australie a conclu un accord avec la Turquie en vue de la prochaine conférence mondiale sur le climat. La Turquie accueillera l’événement et le ministre australien de l’Énergie, Chris Bowen, disposera d’une « autorité exclusive » sur les négociations. Selon un porte-parole du gouvernement australien, cela donnera à l’Australie et à la région du Pacifique « une influence sans précédent dans les négociations mondiales sur le climat ».

La Coalition s’oppose à ce rôle accru pour Bowen, estimant que cela le détournerait de ses responsabilités ministérielles. James Paterson, porte-parole de l’opposition aux finances, a déclaré : « Il veut être sur le circuit international, participer et négocier lors des conférences sur le climat. Il n’a aucun intérêt à faire baisser les prix de l’énergie pour les Australiens. »

L’Australie a également rejoint plus de 20 pays pour signer une déclaration distincte lors de la COP30 à Belém, au Brésil, appelant à une feuille de route pour mettre fin à l’utilisation mondiale de combustibles fossiles tels que le charbon et le gaz. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a précisé que l’acceptation de ce texte parallèle – qui ne faisait pas partie de l’accord principal de la COP30 en raison de l’opposition de pays producteurs de pétrole comme l’Arabie saoudite et la Russie – n’était pas incompatible avec les mesures prises par l’Australie pour étendre l’utilisation du gaz naturel.

Albanese a expliqué que « tous les experts en énergie s’accordent à dire que la forme de transition la moins coûteuse est celle des énergies renouvelables soutenues par le gaz, l’hydroélectricité et les batteries – c’est la position de l’Australie ».

Simon Bradshaw, chercheur sur le climat à Greenpeace, a salué cette déclaration comme étant « la déclaration la plus ferme jamais faite par l’Australie sur les combustibles fossiles », ajoutant que son organisation veillerait à son application. « En signant la Déclaration de Belém, l’Australie reconnaît que notre engagement international juridiquement contraignant de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius implique l’interdiction de nouveaux combustibles fossiles », a-t-il déclaré.

Thom Woodroofe, chercheur international senior au Smart Energy Council, a également reconnu que cette déclaration était « la déclaration la plus ferme jamais faite par l’Australie sur l’élimination progressive des combustibles fossiles ».

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.