Publié le 23 novembre 2025 à 19h27. Une frappe aérienne israélienne a visé un bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant cinq morts et 28 blessés, et marquant une escalade des tensions malgré la trêve négociée l’an dernier.
- Israël a annoncé avoir tué Haitham Ali Tabatabai, présenté comme le chef d’état-major militaire du Hezbollah.
- L’attaque, qui s’est produite dans le quartier de Haret Hreik, a été la première en périphérie de la capitale libanaise depuis plusieurs mois.
- Le Liban accuse Israël de violer la trêve et d’occuper des points stratégiques sur son territoire.
L’armée israélienne a affirmé avoir « éliminé le terroriste Haitham Ali Tabatabai, chef d’état-major du Hezbollah » dans une opération menée ce dimanche 23 novembre 2025. Selon un communiqué militaire, cette frappe visait à neutraliser un responsable clé du groupe armé chiite.
L’attaque a frappé le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, une zone densément peuplée et traditionnellement sous le contrôle du Hezbollah. Le bilan provisoire fait état de cinq morts et 28 blessés, mais le ministère de la Santé libanais n’a pas encore communiqué l’identité des victimes.
Cette opération intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah. Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou a récemment intensifié ses attaques contre les positions du Hezbollah au sud et à l’est du Liban, justifiant ces actions par la nécessité de démanteler les infrastructures du mouvement et de contrer ce qu’il considère comme des violations du cessez-le-feu.
Israël accuse le Hezbollah de se réarmer et de reconstituer ses capacités militaires, en violation de la trêve négociée par les États-Unis il y a un an. De son côté, le Liban dénonce des violations répétées de cette même trêve par Israël, qui poursuit ses attaques sur son territoire et occupe cinq points stratégiques au sud du pays, selon les autorités libanaises.
La situation reste fragile et suscite des inquiétudes quant à une possible escalade du conflit dans la région.
rr afp/dpa/Reuters
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