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Les groupes religieux et civiques se mobilisent contre la corruption

by Nicolas Lefèvre

Publié le 24 novembre 2023 16:05:00. Des groupes religieux et de la société civile aux Philippines exigent une action gouvernementale ferme contre la corruption endémique, prévoyant une nouvelle manifestation de grande ampleur le 30 novembre.

  • Le Mouvement de marche du billion de pesos (TPMM) réclame des poursuites judiciaires, la restitution des biens mal acquis et l’emprisonnement des responsables corrompus.
  • Les manifestants plaident pour une plus grande participation citoyenne à la gestion des finances publiques et au contrôle des dépenses.
  • L’adoption d’une loi anti-dynasties et la création d’une commission indépendante pour lutter contre la corruption dans les infrastructures sont également exigées.

La corruption est au cœur des préoccupations de nombreux Philippins, qui estiment qu’elle entrave le développement économique et aggrave la pauvreté. Plusieurs organisations de la société civile et chefs religieux ont uni leurs forces pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une situation intolérable et exiger des mesures concrètes de la part du gouvernement.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi, l’évêque José Colin Bagaforo, président de Caritas Philippines, a souligné le manque d’efficacité des mesures anti-corruption actuelles. Il a insisté sur la nécessité d’une lutte « approfondie et à long terme » contre ce fléau, avant une nouvelle manifestation d’envergure prévue le 30 novembre.

« Nous avons besoin d’une lutte approfondie et à long terme contre la corruption. »

José Colin Bagaforo, président de Caritas Philippines

Le TPMM a présenté ses principales revendications : identifier et traduire en justice les responsables de la corruption, restituer les avoirs volés et emprisonner les coupables. Ils demandent également un renforcement du Code de gouvernement local et un plus grand « pouvoir du peuple au sein du gouvernement », notamment par une participation plus significative à la budgétisation et au contrôle des dépenses publiques.

Rafaela David, présidente d’Akbayan, a quant à elle appelé à l’adoption de plusieurs projets de loi clés, notamment le projet de loi anti-dynastie et le projet de loi Icaic (Commission indépendante contre la corruption des infrastructures). Elle a également plaidé pour le retour au système de listes de partis.

« La fonction publique ne doit pas être considérée comme une affaire privée de la famille philippine. »

Rafaela David, présidente d’Akbayan

La prochaine manifestation du 30 novembre, qui coïncide avec la Journée Andrés Bonifacio, devrait attirer un public plus nombreux que le rassemblement du 21 septembre dernier. Les organisateurs espèrent ainsi mobiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement pour qu’il prenne des mesures efficaces contre la corruption.

« Ce n’est que le début de notre combat. Nous le gagnerons pour l’âme et la vie de nos hommes et de notre pays et pour l’avenir de nos jeunes », a déclaré Rafaela David, encourageant le public à se joindre à leurs efforts pour plus de transparence et de responsabilité.

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