Publié le 24 novembre 2025 19:46:00. Le Festival international du documentaire d’Amsterdam (IDFA) a célébré cette année l’œuvre de la réalisatrice portugaise Susana de Sousa Dias, offrant un panorama complet de ses films qui explorent la mémoire, l’histoire et les archives.
- L’IDFA a présenté une rétrospective complète des films de Susana de Sousa Dias, réalisatrice portugaise née en 1962.
- Deux nouveaux films de la réalisatrice, Crime post-processus et Fordlandia Panacée, ont été présentés en première.
- L’œuvre de Susana de Sousa Dias se caractérise par une exploration des archives et de leur potentiel narratif.
Le Festival international du documentaire d’Amsterdam (IDFA), l’un des événements les plus importants du genre en Europe, a mis à l’honneur Susana de Sousa Dias lors de son édition qui s’est achevée ce dimanche. La réalisatrice portugaise, née à Lisbonne en 1962, a vu l’ensemble de son travail présenté au public, soulignant son approche unique du documentaire et son engagement envers la mémoire collective.
Au-delà de ses œuvres marquantes telles que Affaire pénale 141/53 — Infirmières de l’Estado Novo (2000), Nature morte (2005), 48 (2009), Lumière sombre (2017) et Voyage vers le Soleil (2021), Susana de Sousa Dias a dévoilé deux nouvelles créations à Amsterdam. Ces films, selon les organisateurs, viennent enrichir et compléter son œuvre existante.
Crime post-processus revisite une affaire judiciaire réelle qui avait déjà inspiré Affaire pénale 141/53, offrant un regard nouveau 25 ans après les faits. De son côté, Fordlandia Panacée est le deuxième film de la réalisatrice à s’intéresser à Fordlandia, la « cité-État » construite en 1928 par Henry Ford en Amazonie dans le but de produire du caoutchouc pour l’industrie automobile. L’œuvre explore les ambitions démesurées et les conséquences de ce projet utopique.
L’œuvre de Susana de Sousa Dias se distingue par son utilisation inventive des archives, qu’elle considère non pas comme de simples documents du passé, mais comme des éléments actifs de la narration. Ses films interrogent la subjectivité de la mémoire et la manière dont l’histoire est construite et interprétée.
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