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Le Soudan rejette le plan de cessez-le-feu pour la guerre civile proposé par les États-Unis… Condamné comme « le pire document jamais conçu »

La situation humanitaire au Soudan se détériore rapidement alors que les combats entre l'armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuivent, et que le chef de l'État soudanais rejette une proposition de cessez-le-feu internationale. Des…

Le Soudan rejette le plan de cessez-le-feu pour la guerre civile proposé par les États-Unis… Condamné comme « le pire document jamais conçu »

La situation humanitaire au Soudan se détériore rapidement alors que les combats entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuivent, et que le chef de l’État soudanais rejette une proposition de cessez-le-feu internationale. Des dizaines de milliers de personnes ont déjà été tuées depuis le début de la guerre civile en avril 2023, et l’afflux de réfugiés vers des camps comme celui de Tawila, près d’Al-Fashir, met à rude épreuve les ressources déjà limitées.

Dans une vidéo diffusée le 23, le général Abdel Fattah Burhan, dirigeant du gouvernement soudanais, a qualifié la proposition de cessez-le-feu, portée par les États-Unis et d’autres pays, de « pire document » jamais présenté. Il a dénoncé une initiative « inacceptable » et « biaisée en faveur des rebelles ». « C’est le pire document (lié au cessez-le-feu) qui ait été publié jusqu’à présent », a-t-il déclaré.

La guerre civile, qui a éclaté le 15 avril 2023, oppose l’armée soudanaise aux FSR. Les Nations Unies estiment le nombre de morts à plus de 40 000, un chiffre que les organisations humanitaires internationales jugent probablement sous-estimé. Des témoignages font état de massacres de civils après la prise d’Al-Fashir, une ville importante du Darfour, par les rebelles le mois dernier.

Face à cette escalade de la violence, les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont conjointement proposé un cessez-le-feu visant à ouvrir un espace de négociation entre les belligérants. Le plan, selon Massad Boulos, conseiller principal pour les affaires arabes et du Moyen-Orient auprès de l’ancien président américain Donald Trump, prévoit une trêve humanitaire de trois mois suivie de neuf mois de discussions politiques.

Burhan a vivement critiqué ce plan, l’accusant de prévoir la dissolution de l’armée et des services de sécurité tout en laissant les FSR intactes. Il a averti que toute tentative de médiation suivant cette voie serait considérée comme partiale. « Si l’arbitrage continue dans cette direction, nous le considérerons comme un arbitrage biaisé », a-t-il affirmé, tout en critiquant directement M. Boulos : « Ils essaient de nous imposer certaines conditions » et « Boulos deviendra un obstacle à la paix que tous les Soudanais espèrent ».

Tout en réaffirmant son attachement à la paix, le général Burhan a insisté sur le fait que le Soudan ne céderait pas aux pressions ou aux diktats. « Nous ne sommes pas des bellicistes et nous ne rejetons pas la paix », a-t-il déclaré, ajoutant : « Personne ne peut nous menacer ou nous imposer des conditions ». Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a renouvelé son appel à un cessez-le-feu le 24.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.