Publié le 25 novembre 2025 05:55:00. Des négociations de paix entre l’Ukraine et les États-Unis connaissent un rebondissement inattendu, après la fuite d’un plan russo-américain controversé. La réunion de Genève a permis de réduire certaines exigences initiales, mais les divergences demeurent profondes.
- Un plan de paix russo-américain, élaboré sans la participation de Kiev ni de l’Union européenne, a provoqué une crise diplomatique.
- Ce plan initial prévoyait des concessions territoriales, un veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et une réduction significative de ses forces armées.
- Les discussions à Genève ont abouti à une version réduite du plan, passant de 28 à 19 points, mais les positions restent éloignées.
Les négociations entre les États-Unis et l’Ukraine pour mettre fin à la guerre déclenchée par la Russie en 2022 ont connu une nouvelle dynamique suite à la divulgation d’un plan de paix russo-américain. Ce document, composé initialement de 28 points, avait été préparé sans consulter Kiev ni l’Union européenne, suscitant un tollé international.
Le projet initial contenait des clauses considérées comme inacceptables par l’Ukraine, notamment la cession de territoires, un veto à son adhésion à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et une réduction drastique de ses capacités militaires. Selon des médias ukrainiens et britanniques, le plan a été remanié lors de la réunion de Genève, passant à 19 points, avec la suppression, du moins temporairement, de certaines des exigences les plus sensibles pour Kiev.
Les parties prenantes affichent des objectifs divergents. L’Ukraine insiste sur le respect total de sa souveraineté et le renforcement de sa défense. Les États-Unis, quant à eux, privilégient une solution rapide pour mettre fin au conflit, une approche fluctuant en fonction des positions de Donald Trump. Moscou, de son côté, maintient que le document original doit servir de base aux négociations, afin de préserver un contrôle territorial et politique étendu sur l’Ukraine. L’Europe, enfin, exprime sa crainte de voir émerger un accord préjudiciable qui marginaliserait son rôle dans le processus de paix.
Donald Trump avait fixé au 28 novembre, jour de Thanksgiving aux États-Unis, comme date limite pour que Kiev accepte le plan de paix. Cependant, suite aux avancées réalisées à Genève, Washington laisse entendre qu’il pourrait prolonger ce délai. L’issue de ces négociations reste incertaine, et l’avenir de l’Ukraine dépendra de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.
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