Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Des « preuves » révèlent que des policiers thaïlandais ont extorqué de l’argent aux opérateurs de jeux en ligne

Publié le 25 novembre 2025 à 18h39. Des accusations de corruption impliquant des agents de la cyberpolice thaïlandaise secouent les forces de l'ordre, alors qu'une enquête est en cours sur des allégations d'extorsion de fonds auprès d'opérateurs de…

Des « preuves » révèlent que des policiers thaïlandais ont extorqué de l’argent aux opérateurs de jeux en ligne

Publié le 25 novembre 2025 à 18h39. Des accusations de corruption impliquant des agents de la cyberpolice thaïlandaise secouent les forces de l’ordre, alors qu’une enquête est en cours sur des allégations d’extorsion de fonds auprès d’opérateurs de sites de jeux en ligne.

  • Un haut responsable de la police thaïlandaise a confirmé l’existence de preuves concernant des tentatives d’extorsion.
  • Trois affaires distinctes font l’objet d’enquêtes, impliquant des accusations d’abus de pouvoir et de corruption.
  • La police thaïlandaise intensifie sa lutte contre les jeux d’argent illégaux en ligne, avec la suppression de dizaines de milliers de pages web et de publications sur les réseaux sociaux.

Le lieutenant-général de police Surapol Prembut, commissaire de la Division de répression de la criminalité technologique, a admis publiquement le vendredi 21 novembre l’existence d’« allégations » concernant des agents de police ayant perçu des pots-de-vin de la part de gestionnaires de sites de jeux d’argent. Ces allégations surviennent dans le contexte d’une récente opération policière ayant conduit à la saisie d’actifs pour une valeur de plus de 2 milliards de bahts (environ 61,7 millions de dollars américains).

Selon le média thaïlandais Thairath, le lieutenant-général Prembut a précisé que des enquêtes étaient en cours pour établir les faits et déterminer l’étendue de la corruption. Il a également indiqué que des mesures avaient été prises dans « trois cas » où des plaintes avaient été déposées.

Les plaintes suggèrent que certains policiers auraient « abusé de leur autorité » et « commis des crimes » en échange de faveurs. L’une des affaires concerne un officier basé dans la province de Chiang Mai, accusé d’avoir exigé un pot-de-vin d’un propriétaire de site de jeux d’argent pour éviter des poursuites judiciaires. Un comité d’enquête a « révélé des preuves », mais l’affaire est toujours en cours d’instruction.

Une réunion de cyberpolice en Thaïlande en octobre 2025.
Une réunion de cyberpolice en Thaïlande en octobre 2025. (Image : CybercopTH/Facebook)

Une deuxième affaire implique un policier accusé de « collaboration avec des membres du public en dehors des heures de travail » avant une descente sur un site de paris illégal opérant dans une usine située dans une province orientale dont le nom n’a pas été divulgué. Le troisième cas concerne un agent de la Division de répression de la criminalité informatique, accusé d’avoir extorqué de l’argent à un exploitant de site de jeux d’argent dont les comptes bancaires avaient été gelés. Il aurait permis à l’opérateur d’effectuer des retraits sur son compte gelé en échange d’une somme d’argent.

« La Cyber Police accélère sa répression sur tous les problèmes affectant le public, en particulier les jeux d’argent en ligne. J’exhorte fortement les officiers subalternes à ne pas s’impliquer avec des suspects ou participer à des jeux d’argent en ligne illégaux. »

Surapol Prembut, lieutenant-général de police et commissaire de la Division de répression de la criminalité technologique

La police thaïlandaise a intensifié sa campagne contre les sites de jeux illégaux ces dernières semaines. Le gouvernement thaïlandais a récemment rapporté que la police royale thaïlandaise avait supprimé un total de 75 000 pages web et publications sur les réseaux sociaux illégales liées aux casinos, selon le gouvernement thaïlandais. Ce chiffre comprend 26 674 publications sur Facebook et 6 424 sur l’application de messagerie Line, ainsi que la suppression de 2 824 vidéos TikTok.

Plus tôt ce mois-ci, un tribunal thaïlandais a approuvé l’extradition de She Zhijiang, présumée cheffe d’un réseau de jeux illégaux, vers la Chine, comme l’a rapporté CasinoBeats. Elle est considérée comme le cerveau derrière Shwe Kokko, une tristement célèbre « ville de la fraude » située au Myanmar.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.