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Pour le président de la FNAIM, le PLF 2026 est une catastrophe pour le secteur de l’immobilier

Publié le 25 novembre 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 continue de susciter de vives inquiétudes dans le secteur immobilier, malgré son rejet initial par l'Assemblée nationale. Loïc Cantin, président de la FNAIM, dénonce un…

Pour le président de la FNAIM, le PLF 2026 est une catastrophe pour le secteur de l’immobilier

Publié le 25 novembre 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 continue de susciter de vives inquiétudes dans le secteur immobilier, malgré son rejet initial par l’Assemblée nationale. Loïc Cantin, président de la FNAIM, dénonce un texte qui menace de paralyser le marché et de pénaliser les acteurs de la filière.

  • Le projet de loi de finances pour 2026, bien que rejeté par l’Assemblée nationale, est jugé « catastrophique » pour l’immobilier.
  • Le marché pourrait rester figé pendant plusieurs mois en raison de l’incertitude fiscale.
  • La réintégration des biens locatifs à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et les modifications du régime LMNP sont particulièrement critiquées.

Malgré un premier revers à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour 2026 reste une source de préoccupation majeure pour la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM). Loïc Cantin, son président, tire la sonnette d’alarme face à un texte qu’il considère comme profondément préjudiciable au secteur.

Selon la FNAIM, le rejet récent du texte par les députés ne constitue qu’un sursis temporaire. Les sénateurs ont en effet repris le projet initial, et un compromis semble peu probable face à l’opposition de la Chambre des députés. Ce ping-pong législatif risque de se poursuivre, laissant le marché immobilier dans une situation d’attente prolongée.

« Le projet de loi de finances pour 2026 s’annonçait comme un cru médiocre pour l’immobilier ; il a tenu ses promesses et même au-delà ! »

Loïc Cantin, président de la FNAIM

L’incertitude fiscale est au cœur des inquiétudes. Le secteur craint notamment la réintégration des biens locatifs à l’IFI, ce qui augmenterait la charge fiscale pour les propriétaires bailleurs. De plus, les modifications proposées au régime de Location Meublée Non Professionnelle (LMNP), avec un plafonnement des amortissements annuels à 8 000 € (environ 8 600 USD), pourraient décourager les investissements dans ce type de logements. Un amendement réduisant le délai d’exonération sur la plus-value des résidences secondaires est également pointé du doigt.

La FNAIM souligne que cette instabilité législative est particulièrement dommageable pour un secteur déjà fragilisé. Si aucun accord n’est trouvé, la fiscalité pourrait rester inchangée par rapport à 2025, sans statut spécifique pour les bailleurs privés ni d’incitations fiscales. Danielle Dubrac, présidente de l’UNIS, avait déjà dénoncé le désintérêt du gouvernement pour le secteur immobilier.

Selon la FNAIM, il est probable que rien ne soit acté avant le premier trimestre 2026. Pendant ce temps, le marché immobilier risque de rester paralysé, et les investisseurs ne sauront pas à quoi s’attendre.

« L’immobilier n’avait décidément pas besoin de cela ! »

Loïc Cantin, président de la FNAIM

Le contenu du statut du bailleur privé adopté par les députés reste également une source d’interrogation.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.