Publié le 25 novembre 2023 à 18h32. Un spectacle lumineux inhabituel a illuminé le ciel de plusieurs États du nord des États-Unis cette nuit, alors qu’une tempête géomagnétique a permis d’observer des aurores boréales bien plus au sud que d’habitude.
- Des aurores boréales ont été visibles dans des États aussi au sud que l’Iowa et le Nebraska.
- Le phénomène est dû à un flux inhabituel de vent solaire provenant d’un trou coronal sur le Soleil.
- La NOAA (Administration nationale océanique et atmosphérique) prévoit que l’activité pourrait se poursuivre jusqu’au matin du 26 novembre.
Une tempête géomagnétique de catégorie G1, classée comme mineure par le Centre de prévision météorologique spatiale (SWPC) de la NOAA, est à l’origine de ce spectacle rare. Cette perturbation de l’atmosphère terrestre, provoquée par un vent solaire particulièrement intense, a permis aux aurores boréales de se manifester dans des régions où elles sont rarement observées.
Selon les données de la NOAA, le vent solaire en provenance d’un trou coronal – une zone de faible densité dans la couronne solaire – a interagi avec le champ magnétique terrestre, créant les conditions propices à l’apparition des aurores. Les observations ont été signalées dans des États tels que l’Alaska, Washington, Idaho, Montana, Wyoming, les Dakotas, Minnesota, Iowa, Wisconsin, Michigan, New York, Vermont, New Hampshire et le Maine.
Les aurores boréales, également connues sous le nom d’aurores polaires, se produisent lorsque des particules chargées émises par le Soleil entrent en collision avec les gaz présents dans l’atmosphère terrestre. Normalement confinées aux régions polaires, leur apparition à des latitudes plus basses est un signe d’une activité solaire accrue. Comme l’explique Space.com, les tempêtes G1 peuvent étendre la zone de visibilité des aurores jusqu’aux États du nord des États-Unis, bien que l’intensité du phénomène soit généralement plus faible.
Pour maximiser les chances d’observation, les experts recommandent de s’éloigner des sources de pollution lumineuse et de laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité pendant au moins 30 minutes. Des applications comme Aurora Now et My Aurora Forecast, ainsi que l’outil de prévision aurorale de la NOAA, peuvent fournir des informations en temps réel sur l’intensité et la progression du phénomène.
La NOAA précise que cette activité aurorale n’est pas le résultat d’une éjection de masse coronale majeure ou d’une explosion solaire importante, mais plutôt de l’interaction avec un flux de vent solaire à grande vitesse. Les techniciens du SWPC soulignent que « la probabilité de voir des aurores diminue considérablement en milieu urbain ou pendant les nuits avec une couverture nuageuse intense ». Pour les photographes, l’utilisation d’un appareil photo reflex numérique avec une exposition manuelle ou du mode nuit d’un smartphone, associé à un trépied, est recommandée pour capturer des images de qualité.
Le SWPC continuera de publier des mises à jour régulières sur son site web. Selon les prévisions actuelles, l’activité pourrait persister jusqu’au matin du 26 novembre, bien que la qualité des observations dépende des conditions météorologiques locales et de l’évolution du vent solaire.