Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le film muet allemand Le Golem : Comment il est venu au monde (1920), chef-d’œuvre de l’expressionnisme, continue d’inspirer les réalisateurs d’horreur un siècle après sa création. Cette œuvre, basée sur le folklore juif, explore les thèmes de la création, de la protection et de la violence.
- Le film Le Golem : Comment il est venu au monde est considéré comme un classique du cinéma d’horreur et un précurseur des adaptations cinématographiques de Frankenstein.
- Paul Wegener, réalisateur et acteur principal, incarne le Golem, une créature d’argile animée par un rabbin pour défendre la communauté juive de Prague.
- Le film se distingue par ses décors stylisés, son travail de caméra virtuose et son atmosphère oppressante.
S’inspirant du mythe du Golem, une créature légendaire du folklore juif, le réalisateur allemand Paul Wegener a signé un film qui a marqué l’histoire du cinéma. Parmi les trois films que Wegener a réalisés sur ce thème, seul Le Golem : Comment il est venu au monde (1920) a survécu. Selon la revue EOFFTV, ce film est « un classique du cinéma d’horreur, un film d’une beauté époustouflante (chaque image est un petit chef-d’œuvre à part entière) qui a exercé une énorme influence sur les films de genre à venir ».
L’intrigue se déroule à Prague au XVIe siècle. L’empereur Luhois, interprété par Otto Gebühr, décrète l’expulsion des Juifs. Pour protéger sa communauté, le rabbin Loew (Albert Steinruck) fait appel à la magie et donne vie à un être artificiel, le Golem, incarné par Wegener lui-même. Le film reconstitue avec minutie la Prague médiévale, grâce à des décors peints qui rappellent l’esthétique de Le Cabinet du Dr Caligari et à un travail de caméra exceptionnel, notamment celui du directeur de la photographie Karl Freund.
Le Golem : Comment il est venu au monde explore la complexité de la création et les conséquences de l’intervention humaine dans l’ordre naturel. Le film anticipe les thèmes abordés dans les adaptations cinématographiques de Frankenstein, en particulier la représentation d’une créature fondamentalement innocente qui bascule dans la violence face à un monde qui la rejette et ne la comprend pas.