Une avalanche s’est produite ce jeudi matin sur le glacier de Stubai, dans le Tyrol autrichien, blessant légèrement quatre skieurs. Les secours ont mobilisé des moyens considérables pour retrouver et assister les personnes ensevelies.
L’incident s’est produit vers 9h25 près de Daunscharte, dans le domaine skiable ouvert du glacier. Huit amateurs de sports d’hiver – cinq Allemands, deux Bulgares et une Autrichienne – ont été partiellement ensevelis par la plaque de neige. Quatre d’entre eux ont subi des blessures mineures et ont été transportés par hélicoptère vers l’hôpital de Hall. Les six autres ont pu s’extraire eux-mêmes ou avec l’aide de leurs compagnons.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’avalanche aurait été déclenchée par l’un des skieurs en terrain dégagé. La fracture de la plaque neigeuse atteignait jusqu’à deux mètres de haut, indiquant une masse importante de neige en mouvement. Plusieurs skieurs ont signalé avoir vu des airbags d’avalanche se déployer pendant l’incident.
L’opération de recherche, achevée en début d’après-midi, a mobilisé plus de 250 secouristes, dont des équipes de montagne de Neustift, Vorderes Stubaital et Sölden, accompagnées de cinq chiens d’avalanche. La police alpine, une soixantaine de sauveteurs tchèques et polonais, ainsi que 90 soldats de la Bundeswehr en formation ont également participé. Deux hélicoptères médicaux d’urgence et des employés des remontées mécaniques de Stubai ont également été déployés.
Les conditions météorologiques étaient particulièrement critiques ces derniers jours, avec d’importantes chutes de neige – 70 centimètres de neige fraîche ont été enregistrés sur le glacier de Stubai – et des vents forts. « Les zones dangereuses sont souvent difficiles à identifier », a expliqué Patrick Nairz, responsable du service d’alerte aux avalanches du Tyrol, à l’édition en ligne du journal “Kurier”. La neige récente recouvrait des couches de neige soufflée par le vent, rendant l’évaluation du risque plus complexe. M. Nairz a qualifié l’avalanche de « relativement importante ».
Une dernière phase de recherche, utilisant un hélicoptère équipé d’une sonde Recco, a été menée pour s’assurer qu’aucune autre personne n’était ensevelie.
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