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Symptômes, facteurs de risque et méthodes de traitement modernes

by Sophie Martin

Publié le 28 novembre 2025 06:02:00. Le cancer du poumon, une maladie silencieuse et agressive, continue de représenter un défi majeur de santé publique en Turquie et dans le monde. Des experts mettent en garde contre une augmentation des risques, notamment dans les grandes villes, et soulignent l’importance du dépistage précoce.

  • Le cancer du poumon est responsable d’environ 25 % de tous les décès par cancer dans le monde.
  • En Turquie, plus de 40 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, avec un nombre de décès similaire à la moyenne mondiale (38 505 en données récentes).
  • La pollution atmosphérique, particulièrement élevée dans les métropoles comme Istanbul, Ankara et Izmir, augmente le risque de 20 à 40 %.

Bien que la recherche sur le cancer du poumon soit intensive, le diagnostic tardif et la progression rapide de la maladie compliquent les traitements. Le professeur Hakan Harputluoğlu souligne que l’absence de symptômes aux premiers stades est un obstacle majeur.

Selon les données de 2022, environ 1,82 million de personnes sont décédées du cancer du poumon dans le monde. En Turquie, ce chiffre s’élève à 38 505 décès, un nombre comparable à la moyenne mondiale. Le cancer du poumon représente la principale cause de décès liés au cancer dans le pays, contribuant à 23,9 % du fardeau total.

Le tabagisme reste le principal facteur de risque, responsable de 80 à 90 % des cas en Turquie. Cependant, les experts insistent sur le rôle croissant d’autres facteurs environnementaux et liés au mode de vie.

« La pollution de l’environnement, les expositions professionnelles et les changements de mode de vie provoqués par l’urbanisation sont également des facteurs. L’augmentation des activités industrielles et de la pollution de l’air en Turquie, en particulier ces dernières années, accroît encore le fardeau du cancer du poumon sur la santé publique. »

Professeur Hakan Harputluoğlu

Les habitants des grandes villes sont particulièrement vulnérables. Les niveaux de particules fines (PM 2,5) et de dioxyde d’azote (NO2) dépassent fréquemment les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’échappement des véhicules diesel contribue également à la pollution atmosphérique urbaine.

« Ceux qui vivent dans les villes métropolitaines présentent un risque 20 à 40 % plus élevé. Les conclusions reposent sur plusieurs raisons fondamentales, le facteur le plus important étant la pollution de l’air. »

Associé Professeur Murat Akkuş

Le dépistage précoce est crucial. Les symptômes courants incluent une toux persistante, des douleurs thoraciques, un essoufflement, du sang dans les crachats, une perte d’appétit, une perte de poids inexpliquée et une fatigue constante. Une toux qui change de caractère, des crachats plus fréquents ou sanguinolents, ou un essoufflement inexpliqué doivent alerter.

« La toux est la plainte la plus courante, en particulier chez les fumeurs ou les ex-fumeurs. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une plainte spécifique, le caractère changeant de la toux, devenant plus fréquent et persistant, l’augmentation des crachats et le changement de couleur (crachats sanglants) sont l’un des indices les plus critiques au début de la période. »

Associé Professeur Murat Akkuş

Les options de traitement varient en fonction du stade de la maladie. La chirurgie est privilégiée aux premiers stades, tandis que la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie et les thérapies ciblées sont utilisées aux stades avancés. Les médicaments d’immunothérapie, notamment les inhibiteurs de PD-1, PD-L1 et CTLA-4, ont montré des résultats prometteurs ces dernières années.

La recherche sur les vaccins contre le cancer du poumon est en cours, avec plusieurs approches prometteuses en phase clinique. Cependant, aucun vaccin n’est actuellement approuvé. Des études sont également menées sur les thérapies cellulaires, la thérapie CAR-T et l’édition génétique, qui pourraient offrir de nouvelles perspectives dans le futur.

« Certains candidats vaccins progressent dans les études de phase clinique, et des résultats prometteurs sont obtenus, en particulier dans les types de cancer du poumon non à petites cellules. Les thérapies cellulaires, la thérapie cellulaire CAR-T et les méthodes d’édition génétique font également partie des innovations qui pourraient jouer un rôle important à l’avenir. »

Professeur Hakan Harputluoğlu

Novembre est le Mois de sensibilisation au cancer du poumon, une occasion de renforcer la sensibilisation du public au diagnostic précoce et à la prévention.

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