Le Newcastle United a vivement dénoncé jeudi 27 novembre les actions de la police française lors du match de Ligue des champions opposant son équipe à l’Olympique de Marseille, mardi au Vélodrome. Le club anglais affirme que ses supporters ont subi un traitement « inacceptable », marqué par l’usage disproportionné de la force.
Dans un communiqué, Newcastle assure qu’il va « officiellement faire part de ses préoccupations » aux instances européennes (UEFA), au club marseillais et aux autorités françaises. Le club de Premier League décrit des scènes où la police a eu recours à « du gaz poivré, des matraques et des boucliers » de manière « inutile et disproportionnée », entraînant des agressions « sans discernement » envers de nombreux supporters.
« De nombreux supporters étaient visiblement en détresse, en particulier dans la partie supérieure du secteur, où l’écrasement est devenu évident », précise le communiqué. Le club anglais condamne fermement ce qu’il qualifie d’un traitement inacceptable de ses supporters.
La préfecture de police de Marseille a réagi en affirmant que les forces de l’ordre ont fait preuve de « bienveillance » tout au long de l’opération. Elle reconnaît toutefois qu’un « mouvement de foule » a nécessité l’intervention du CRS, et qu’un agent a utilisé ponctuellement du gaz lacrymogène, affectant une « vingtaine de supporters » pendant quelques minutes. Selon la préfecture, aucun blessé n’est à déplorer et aucune plainte n’a été enregistrée.
L’Olympique de Marseille, de son côté, se défend d’avoir constaté le moindre problème. Dans un communiqué, le club phocéen assure que le dispositif de sécurité a été « scrupuleusement appliqué » et s’est déroulé dans de « bonnes conditions ». « Le club souligne par ailleurs qu’aucun incident ou alerte spécifique ne lui a été signalé par le Newcastle United FC au cours de la soirée du match, ni par leurs représentants présents au stade, ni dans les heures suivant la rencontre », ajoute l’OM.
« L’Olympique de Marseille réaffirme une fois de plus […] son attachement à offrir aux supporteurs adverses un accueil adapté et sécurisé. À ce titre, le club ne peut accepter que sa responsabilité soit mise en cause à tort », conclut le club marseillais. Contactée par l’agence Reuters, l’UEFA n’a pas souhaité commenter cette affaire dans l’immédiat.