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UK Championship 2025: Ronnie O’Sullivan, John Higgins and Mark Williams shining at 50

Le snooker, sport de précision plus que de force brute, ne serait pourtant pas épargné par les effets du temps. Si l'entraînement physique et une hygiène de vie rigoureuse peuvent prolonger la carrière des joueurs, des facteurs comme…

UK Championship 2025: Ronnie O’Sullivan, John Higgins and Mark Williams shining at 50

Le snooker, sport de précision plus que de force brute, ne serait pourtant pas épargné par les effets du temps. Si l’entraînement physique et une hygiène de vie rigoureuse peuvent prolonger la carrière des joueurs, des facteurs comme la baisse de la vue finissent par se faire sentir, même chez les champions.

Mark Williams, joueur gallois, en est un exemple frappant. Il a confié en septembre dernier à la BBC : « Ça me fait rire. J’ai besoin de lunettes pour tout : lire, viser à moyenne distance, viser de loin, absolument tout. » L’intéressé a envisagé à trois reprises, dont la dernière en novembre, de subir une opération de remplacement de cristallin, mais a finalement repoussé l’intervention, son succès sportif continuant de le motiver.

Ce succès pourrait s’expliquer par la neuroplasticité du cerveau, une capacité d’adaptation face à des fonctions sensorielles diminuées. Zoe Wimshurst, spécialiste de l’optimisation de la vision chez les athlètes, explique que, en l’absence de pathologies oculaires comme la cataracte, le cerveau est capable de compenser une perte de vue. « À partir du milieu de la trentaine, voire du début de la quarantaine, on observe un durcissement de la lentille de l’œil, mais notre cerveau s’adapte constamment aux défis que nous lui imposons, et ce, tout au long de la vie, même à un âge avancé », a-t-elle précisé.

Cependant, la vue n’est pas le seul facteur à s’émousser avec l’âge. Steve Davis souligne que, dans un sport exigeant une grande précision gestuelle comme le snooker, le corps finit toujours par trahir l’esprit. « À un moment donné, votre bras ne fait plus exactement ce que vous voulez. J’ai d’abord ressenti que je frappais la boule en ligne droite, mais pas avec la force nécessaire », a-t-il déclaré. Il insiste sur l’importance du dosage de la force dans le geste : « Le poids de la frappe est ce qui finit par poser problème, et il n’y a pas vraiment de solution. »

Ronnie O’Sullivan, quant à lui, semble avoir trouvé une recette pour contrer les effets du temps. Son entraîneur, Peters, a mis l’accent sur une gestion rigoureuse de son corps, notamment par le biais de l’alimentation. John Virgo, champion du Royaume-Uni en 1979, témoigne : « Il ne boit pas, il mange sainement. On ne lui donnerait pas 50 ans, il en paraît 30 ! »

Mark Williams a également eu une révélation nutritionnelle récemment, introduisant un repas avant chaque match pour maintenir son énergie pendant les longues sessions du soir. De son côté, Jimmy Higgins a perdu plus de trois pierres (environ 19 kg) en 2021 grâce à des cours de spinning, mais reconnaît que le poids est revenu. Il prévoit désormais d’installer une salle de sport chez lui pour retrouver la motivation.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.