Un homme devenu célèbre pour dénoncer les infractions au stationnement en Allemagne fait l’objet d’une enquête pour apologie du nazisme et violation de la législation sur les armes, après avoir publié des vidéos provocatrices sur les réseaux sociaux. Une perquisition a eu lieu à son domicile le 25 novembre.
L’affaire a débuté il y a environ un an et demi, lorsque cet individu, surnommé « le maître de la publicité », s’est fait connaître grâce à un reportage diffusé par SPIEGEL TV. Il avait alors déclaré vouloir signaler au moins un contrevenant au stationnement dans chaque commune d’Allemagne.
Ces derniers mois, son comportement est devenu de plus en plus provocateur, allant bien au-delà de son objectif initial. Il a récemment attiré l’attention en arborant une moustache rappelant celle d’Hitler, en simulant le vidage d’une bibliothèque et, plus grave, en publiant une vidéo où il manipulait une arme à feu.
Le point de rupture a été atteint avec la diffusion d’une vidéo le montrant en train de brûler un Coran, tout en diffusant la chanson nazie « Erika ». Des actes qui pourraient lui valoir de lourdes conséquences pénales. Le parquet de Halle an der Saale a confirmé vendredi l’ouverture d’une enquête pour violation de l’article 166 du Code pénal allemand, qui concerne « l’insulte aux confessions, aux sociétés religieuses et aux accords idéologiques », ainsi que pour infraction à la loi sur les armes.
Selon les médias, l’homme était introuvable lors de la perquisition du 25 novembre. Il s’est finalement présenté le lendemain dans un commissariat de police en Hesse centrale, comme l’a rapporté en ligne.
Parallèlement, son profil Instagram n’est plus accessible. On ignore pour l’instant s’il s’agit d’une suspension temporaire ou d’une suppression définitive, par les autorités ou par l’intéressé lui-même. Il encoure une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.