Une escapade au Costa Rica a semé le doute dans l’esprit des enfants de Jeremy Clarkson quant à leur avenir sur le sol britannique. L’animateur télévisé, connu pour son franc-parler, critique ouvertement les politiques économiques du Royaume-Uni, qu’il juge défavorables à l’entrepreneuriat.
Dans sa dernière chronique pour le Sunday Times, Clarkson révèle que ses trois enfants – Emily, 30 ans, écrivaine et animatrice de podcasts, Katya, 24 ans, et Finlo, 27 ans – ont envisagé de ne pas rentrer au Royaume-Uni après un séjour qui leur a ouvert les yeux. Ils ont été particulièrement frappés par le mode de vie qu’ils ont découvert dans cette destination d’Amérique centrale.
« Ce que j’ai d’abord trouvé un peu ‘hippy’ et agaçant a fini par me séduire », explique Clarkson. Il décrit une petite ville côtière où les habitants profitent de la nature, passent leurs après-midis à surfer et gèrent de petites entreprises, loin des « empires » capitalistes. « Mes propres enfants ont commencé à adhérer à cette idée. Ils ont envisagé de ne pas revenir au Royaume-Uni, et qui pourrait leur en vouloir ? »
L’ancien animateur de Top Gear critique vivement les politiques fiscales britanniques, notamment le gel sur les seuils d’imposition annoncé par la chancelière Rachel Reeves la semaine dernière, qui entraînera une augmentation des impôts. Il dénonce également les « jeunes gens aux cheveux roses qui scandent ‘taxez les riches’ », estimant qu’ils étouffent l’initiative privée. « Au Royaume-Uni, il est difficile de monter la première marche et impossible de gravir les échelons, car Reeves ne croit pas à ce genre de choses ; pas au fond d’elle-même. Cela la révolte », écrit-il.
Clarkson, dont la fortune est estimée à 55 millions de livres sterling (environ 63 millions d’euros), ne se contente pas de critiquer les politiques économiques. Il est également connu pour ses prises de position audacieuses et ses initiatives parfois controversées. Récemment, il a annoncé son intention de faire déposer une marque sur son visage, après avoir découvert des escroqueries utilisant son image dans la promotion de cryptomonnaies. Il a également renforcé sa politique d’approvisionnement exclusivement britannique dans son pub, le Farmer’s Dog, allant jusqu’à refuser des gâteaux d’anniversaire contenant des ingrédients importés. Seule l’eau tonique, qui ne peut être produite au Royaume-Uni, fait exception.
Dans une chronique précédente, il avait même plaisanté sur la possibilité de punir les personnes qui jettent des déchets dans les bois en « frappant le dos de leur main avec un marteau », ajoutant : « Je sais que les parents protesteront : ‘Oh, mais il n’a que quatre ans’. Eh bien, il ne recommencera pas, n’est-ce pas ? »