Publié le 1er décembre 2025 à 00h53. Face à une escalade des tensions avec le Venezuela, les États-Unis renforcent leur présence militaire dans les Caraïbes avec le soutien logistique de plusieurs nations insulaires, notamment la République dominicaine et Trinité-et-Tobago.
- Les États-Unis bénéficient d’une coopération active de la République dominicaine et de Trinité-et-Tobago pour le déploiement de leurs forces dans la région.
- La République dominicaine a autorisé l’utilisation de ses bases aériennes par l’armée américaine pour le ravitaillement et le transport de matériel.
- Trinité-et-Tobago a exprimé un soutien ferme à la lutte contre le trafic de drogue, tout en excluant son territoire de toute action militaire contre le Venezuela.
Dans un contexte de fortes tensions, les États-Unis consolident leur présence militaire dans les Caraïbes, alors que le Venezuela menace de mobiliser ses troupes. Cette stratégie s’appuie sur la coopération de plusieurs pays insulaires, qui offrent une assistance opérationnelle et logistique cruciale aux forces américaines.
Le président dominicain, Luis Abinader, a ouvertement affiché son soutien, autorisant les forces américaines à opérer dans les zones réglementées de la base aérienne de San Isidro et de l’aéroport international Las Américas. Cet accord, qualifié de « technique, limité et temporaire », permettra aux avions militaires de se ravitailler et de transporter du matériel, conformément à ce que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a décrit comme un « modèle pour la région ».
M. Abinader a justifié cette décision en soulignant la nécessité de renforcer la surveillance aérienne et maritime contre le trafic de drogue, qu’il considère comme une « menace réelle » nécessitant des alliés stratégiques comme les États-Unis.
Trinité-et-Tobago : un soutien ferme à la lutte antidrogue
La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a également exprimé son soutien aux actions américaines. Suite à une première opération qui a fait 11 morts, la ministre a déclaré :
« Ils devraient tous être anéantis par la violence. »
Kamla Persad-Bissessar, Première ministre de Trinité-et-Tobago
Bien que ce soutien se traduise par la présence de marines américains travaillant à l’aéroport de Tobago, Mme Persad-Bissessar a pris soin de fixer des limites, précisant que son pays ne servira de base à aucune action de guerre contre le Venezuela et que leur coopération se concentrera sur la stabilité et la lutte contre la criminalité organisée.
Porto Rico et les îles Vierges américaines
Porto Rico, en tant que territoire américain, a déjà joué un rôle de soutien aux opérations militaires américaines en Amérique centrale et en Amérique du Sud pendant la guerre froide, selon un rapport du Washington Post.
La base navale de Roosevelt Roads, située à l’extrémité est de l’île principale, était autrefois l’une des plus grandes installations navales au monde. Elle a cependant été fermée en 2004, après que la Marine a cessé de pratiquer des exercices militaires aériens, maritimes et terrestres au large de la ville de Vieques, réduisant ainsi la présence militaire sur l’île.
La liste des possibles collaborateurs s’étend également à la Grenade, dont le gouvernement examine la demande américaine d’installer du matériel radar et du personnel technique temporaires à l’aéroport international Maurice Bishop. Cette décision est toutefois rendue complexe par le poids de l’histoire, le site demandé ayant été le théâtre de l’invasion militaire américaine de 1983.