Publié le 27 novembre 2025 à 16h55 GMT. Des critiques s’élèvent aux États-Unis quant à la rigueur des contrôles effectués sur les Afghans évacués après la prise de pouvoir des talibans en 2021, notamment suite à un incident impliquant un soldat de la Garde nationale.
- La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, affirme que l’administration Biden n’a pas suffisamment vérifié les antécédents des évacués.
- Des audits ont révélé des lacunes dans le processus de vérification, notamment des données incomplètes sur certains individus.
- Le programme « Opération Alliés Bienvenue » prévoyait initialement des contrôles biométriques et biographiques avant l’arrivée des Afghans aux États-Unis.
L’efficacité du programme d’évacuation et de réinstallation des Afghans, mis en place après le retrait des troupes américaines et la chute du gouvernement afghan, est remise en question. Des voix s’élèvent pour dénoncer des failles potentielles dans les procédures de contrôle, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité nationale.
Dimanche, Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, a publiquement critiqué l’administration Biden, estimant qu’elle avait fait preuve de négligence dans l’examen des dossiers des évacués.
« Ils ont fait venir des gens dans ce pays et ont ensuite simplement dit : eh bien, nous les examinerons plus tard. »
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure
Cette déclaration intervient après qu’un suspect afghan, arrivé aux États-Unis dans le cadre de l’« Opération Alliés Bienvenue », a été impliqué dans une fusillade ayant blessé deux soldats de la Garde nationale.
L’« Opération Alliés Bienvenue », lancée en 2021, visait à offrir un refuge aux Afghans ayant collaboré avec les forces américaines et leurs familles. Un site web gouvernemental archivé décrivait un processus de vérification rigoureux, incluant l’examen des empreintes digitales, des photographies et d’autres données biométriques et biographiques avant l’autorisation de voyage vers les États-Unis.
Jennie Murray, du National Immigration Forum, une organisation de défense des droits des immigrés, a cependant souligné que des contrôles étaient effectivement effectués avant l’entrée des Afghans sur le territoire américain.
« Les évacués ont été placés dans des bases militaires et détenus pendant plusieurs semaines, voire des mois, avant d’être autorisés à entrer aux États-Unis. C’est à ce moment-là que des vérifications de sécurité et des examens médicaux approfondis ont été réalisés. »
Jennie Murray, National Immigration Forum
Malgré ces affirmations, deux audits, publiés entre 2022 et 2024, ont mis en évidence des lacunes dans le système de contrôle. L’un d’eux a révélé que le Département de la Sécurité intérieure (DHS) disposait de données « inexactes, incomplètes ou manquantes » concernant certains évacués. Le DHS ne disposait pas, selon l’audit, d’une liste exhaustive des Afghans « ne disposant pas de documents d’identification suffisants ».
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article complet sur BBC News.