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Un constructeur frappé d’une facture de 16 940 € après avoir omis de payer le tarif convenu par l’industrie au plâtrier – The Irish Times

Publié le 24 septembre 2025 16:32:00. Un plâtrier irlandais a obtenu plus de 16 940 € de dommages et intérêts après avoir découvert des irrégularités sur ses fiches de paie et constaté qu'il était sous-payé par son employeur,…

Un constructeur frappé d’une facture de 16 940 € après avoir omis de payer le tarif convenu par l’industrie au plâtrier – The Irish Times

Publié le 24 septembre 2025 16:32:00. Un plâtrier irlandais a obtenu plus de 16 940 € de dommages et intérêts après avoir découvert des irrégularités sur ses fiches de paie et constaté qu’il était sous-payé par son employeur, Kenplast Ltd. L’affaire met en lumière les enjeux liés au respect des normes salariales dans le secteur de la construction.

  • Un plâtrier a remporté une bataille contre son employeur pour non-respect des règles salariales.
  • L’entreprise Kenplast Ltd a été condamnée à verser plus de 16 940 € au travailleur.
  • Le litige est né d’un « écart » remarqué par le plâtrier sur son compte de revenus.

Joseph Lennon, un plâtrier, a engagé un comptable pour faire la lumière sur des anomalies constatées sur ses revenus. Son initiative a abouti à une décision favorable de la Workplace Relations Commission (WRC), l’organisme irlandais chargé des relations professionnelles. L’entreprise Kenplast Ltd a été reconnue coupable de violations de la législation en matière de relations industrielles et de conditions d’emploi.

L’affaire a débuté en mars 2025 lorsque M. Lennon a remarqué une incohérence entre le salaire qu’il recevait et celui déclaré à l’administration fiscale. Son représentant syndical, Barry Murphy, de l’Operative Plasterers & Allied Trades Society of Ireland (OPATSI), a expliqué que le travailleur avait initialement reçu des fiches de paie inexistantes, puis des documents incomplets, rendant difficile la vérification de son salaire.

Selon le témoignage de M. Lennon devant la WRC, le directeur de l’entreprise, Keith Kenna, l’avait orienté vers le comptable de l’entreprise, qui avait affirmé qu’il n’y avait aucun problème. Cependant, un comptable indépendant engagé par M. Lennon a contredit cette affirmation. Une réunion tripartite entre les deux comptables et M. Lennon en avril 2025 n’a pas permis de résoudre le différend, les questions soulevées concernant les « fluctuations et les écarts dans les revenus bruts déclarés » restant sans réponse satisfaisante.

L’enquête a révélé que le salaire horaire de M. Lennon était fixé à 19,85 € pour une semaine de travail de 39 heures. Or, le taux horaire minimum pour un ouvrier qualifié dans le secteur de la construction, tel que défini par l’ordonnance sectorielle d’emploi (SEO), était de 22,24 € entre novembre 2024 et mai 2025. L’arbitre Kara Turner a donc estimé que Kenplast Ltd n’avait pas respecté le salaire horaire de base minimum légal, ce qui a justifié une indemnisation de 3 500 €.

En outre, l’entreprise a été sanctionnée pour ne pas avoir mis en place un régime de retraite, un régime d’indemnités de maladie et un régime de décès en service, ce qui a valu à M. Lennon une indemnisation supplémentaire de 10 000 €. L’absence de déclaration écrite des conditions d’emploi, en violation de la loi de 1994 sur les conditions d’emploi (information), a également été sanctionnée avec une indemnité de 3 460 €.

Lors de l’audience de septembre 2025, une représentante de l’entreprise, Lena Kenna, avait demandé un report en raison de l’indisponibilité des directeurs Keith Kenna et Ciaran Kenna, qui étaient « au travail » selon ses dires. Cependant, l’arbitre Turner a rejeté cette demande, soulignant que l’entreprise avait été informée de l’audience quinze jours à l’avance et qu’il n’existait aucune raison valable de retarder la procédure. Le témoignage de M. Lennon n’a pas été contesté.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.