Publié le 2025-12-02 05:24:00. L’influence cubaine au Venezuela reste déterminante, selon des sources américaines et une enquête récente, alors que la population vénézuélienne aspire à un changement politique et à une transition démocratique. La chute du régime de Maduro pourrait entraîner des bouleversements dans toute la région, notamment à Cuba et au Nicaragua.
- Une députée américaine affirme que Cuba pourrait assassiner Maduro s’il tentait de quitter le pouvoir.
- Une enquête révèle un consensus écrasant des Vénézuéliens en faveur d’un changement politique et d’une transition démocratique.
- Les États-Unis estiment que la chute du régime vénézuélien pourrait déstabiliser d’autres régimes autoritaires en Amérique latine.
L’avenir du Venezuela est étroitement lié à Cuba, qui ne peut se permettre de perdre son allié stratégique. Selon la députée américaine María Elvira Salazar, citée par Fox News, le bureau politique cubain exerce une influence considérable sur Nicolás Maduro, le considérant comme un pion essentiel dans sa stratégie régionale.
« Maduro a peur d’eux, il sait comment fonctionne le G2 cubain ; Il ne va pas fuir, et s’il le faisait, il serait éliminé et remplacé par un autre symbole auquel le bureau politique cubain a pleinement confiance. »
María Elvira Salazar, députée américaine
Salazar suggère que si Maduro tentait de s’écarter de la ligne fixée par Cuba, il pourrait être éliminé, et remplacé par des figures comme les frères Rodríguez, considérées comme plus fiables par le gouvernement cubain. Les États-Unis anticipent que la chute du régime vénézuélien pourrait avoir des répercussions sur d’autres pays de la région, notamment le Nicaragua et Cuba, qu’ils qualifient de “cancers enracinés” sur le continent latino-américain.
Malgré une crise sanitaire actuelle à Cuba, l’influence du castrisme sur le continent latino-américain est jugée profonde et durable. Les conséquences économiques, sociales et historiques de cette influence sont considérées comme considérables, retardant le progrès des libertés et plongeant des pays entiers dans la misère. La stratégie initiale de guérilla, utilisée par Fidel Castro pour prendre le pouvoir à Cuba, a ensuite été exportée vers d’autres pays, notamment la Colombie, le Venezuela, la Bolivie et l’Amérique centrale. L’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez au Venezuela, il y a trente-deux ans, a permis à Cuba de renforcer son influence dans la région.
Une enquête récente, menée par le Centre d’études politiques de l’Université catholique Andrés Bello entre le 4 et le 10 novembre 2025, révèle un fort désir de changement politique au Venezuela. Dirigée par le psychologue Ángel Oropeza, cette étude, dont les résultats n’ont pas été publiés par crainte de représailles, indique que 77,1 % des Vénézuéliens estiment qu’un changement de gouvernement est “nécessaire” ou “très nécessaire”.
L’enquête souligne également que :
- La gestion de Maduro est largement perçue comme “mauvaise” ou “très mauvaise”.
- Même au sein du chavisme, une partie significative (la moitié) aspire à un changement de gouvernement.
- Les citoyens se sentent capables d’agir pour le changement, mais sont freinés par la peur.
- Les figures d’Edmundo González Urrutia et María Corina Machado, vainqueurs des élections présidentielles de 2024, sont considérées comme les leaders les plus aptes à mener cette transition.
- La majorité de la population exige que les responsables de corruption et de violations des droits de l’homme soient punis.
- Les attentes en matière d’amélioration économique sont modérées, avec une estimation de un à trois ans, voire plus, pour constater des résultats significatifs.
En conclusion, l’étude suggère que la société vénézuélienne est prête à accompagner une transition réussie, à condition qu’elle soit menée par un leadership clair, une stratégie cohérente et une feuille de route réaliste.
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