Publié le 28 novembre 2024. La proposition de référendum sur l’adhésion de la Bulgarie à l’euro a été transmise aux commissions parlementaires, après une décision de la présidente de l’Assemblée nationale, Raya Nazaryan. Cette étape intervient après un différend juridique avec l’ancien président du Parlement concernant la constitutionnalité de la procédure.
- La présidente de l’Assemblée nationale, Raya Nazaryan, a renvoyé la proposition de référendum aux commissions parlementaires pour examen.
- Cette décision fait suite à un litige avec son prédécesseur, Nataliya Kiselova, qui avait jugé la proposition inconstitutionnelle et refusé de la débattre.
- La Cour constitutionnelle a confirmé que le président de l’Assemblée nationale n’a pas le pouvoir de se prononcer seul sur la constitutionnalité d’un référendum national.
Raya Nazaryan a ordonné vendredi après-midi que la proposition de référendum soit examinée par les commissions parlementaires. Cette décision marque un tournant par rapport à l’attitude de son prédécesseur, Nataliya Kiselova, qui avait renvoyé la proposition au président, la déclarant inconstitutionnelle et bloquant toute discussion au Parlement. Cette action avait été perçue par certains comme un motif de sa destitution.
La Cour constitutionnelle, saisie par le président, avait statué que le président de l’Assemblée nationale n’était pas compétent pour juger seul de la constitutionnalité d’un référendum national, mais devait simplement le renvoyer à l’institution présidentielle si elle estimait l’affaire inconstitutionnelle. Les juges se sont limités à cette question de procédure, sans se prononcer sur le fond de la proposition de référendum.
Bien que la décision finale revienne en principe aux présidents des commissions parlementaires, le président Radev estime que la décision a un effet rétroactif et qu’il appartient désormais au Parlement de se prononcer. Cependant, la direction parlementaire avait jusqu’à récemment soutenu qu’il était impossible de procéder ainsi, arguant qu’en mai dernier, la demande de référendum du président avait été laissée sans suite et que « la procédure relative à la proposition soumise était close et qu’il n’y avait aucune proposition à examiner par l’Assemblée nationale ».
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