L’élection à la présidence de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) est remise en question. Une audience judiciaire pourrait aboutir à l’annulation du scrutin, suite à des objections soulevées par une candidate.
Les recours de Michele Villars, qui n’a pas pu constituer une liste complète de vice-présidents potentiels, seront examinés pour la première fois devant les tribunaux. Elle conteste notamment l’impossibilité de présenter une liste alternative et le fait qu’une seule personne sud-américaine figure sur la liste des candidats éligibles.
Selon les informations disponibles, l’élection pourrait être réexaminée, contestée, voire annulée lors de cette audience. Villars avait annoncé sa candidature en septembre, mais, à l’instar de l’Américain Tim Mayer, elle n’a pas réussi à réunir les candidatures de vice-présidents requises, provenant des différentes régions du monde, avant la date limite du 24 octobre. Chaque candidat doit proposer un représentant de chacune des régions de la FIA, mais la liste officielle ne compte qu’une seule candidate sud-américaine : Fabiana Ecclestone, épouse de l’ancien responsable de la Formule 1, Bernie Ecclestone, qui soutient déjà Ben Sulayem.
Cette situation empêche tout autre candidat de proposer un vice-président issu d’Amérique du Sud, bloquant de facto l’accès à l’élection. Villars dénonce également une situation « sans précédent » avec un seul candidat éligible pour cette région, ainsi qu’un manquement aux principes de gouvernance, de démocratie et d’intégrité affichés par la FIA.
Tim Mayer, autre candidat à la présidence, avait déjà accusé la FIA de « manque de transparence » et dénoncé « l’illusion de la démocratie » en octobre dernier, avant de renoncer à sa campagne. À l’époque, un porte-parole de la FIA avait affirmé que l’élection présidentielle était un « processus structuré et démocratique, garantissant l’équité et l’intégrité à chaque étape ».
La FIA n’a pas encore souhaité commenter ces dernières contestations.
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