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Des scientifiques australiens développent un biocapteur à micro-aiguilles pour surveiller la fraîcheur du poisson en temps réel-Xinhua

Publié le 4 décembre 2023. Des chercheurs australiens ont mis au point un biocapteur révolutionnaire capable de déterminer la fraîcheur du poisson en temps réel, une avancée qui pourrait transformer les contrôles de sécurité alimentaire tout au long…

Publié le 4 décembre 2023. Des chercheurs australiens ont mis au point un biocapteur révolutionnaire capable de déterminer la fraîcheur du poisson en temps réel, une avancée qui pourrait transformer les contrôles de sécurité alimentaire tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

  • Ce biocapteur, basé sur un réseau de micro-aiguilles (MNA), détecte les niveaux d’hypoxanthine, un indicateur de détérioration du poisson.
  • L’appareil permet une analyse rapide sur place, sans nécessiter de préparation en laboratoire complexe.
  • Sa précision est comparable à celle des tests commerciaux existants, tout en offrant une détection plus précoce.

L’Université Monash, en Australie, a annoncé jeudi le développement de ce biocapteur électrochimique innovant. Il s’agit d’une avancée significative dans le domaine de la sécurité alimentaire, particulièrement pour un produit aussi périssable que le poisson.

Le fonctionnement du biocapteur est basé sur la mesure des niveaux d’hypoxanthine, un composé chimique qui s’accumule à mesure que le poisson se dégrade. Contrairement aux méthodes traditionnelles qui peuvent ne détecter la détérioration qu’à un stade avancé, ce dispositif permet une identification précoce, avant même que des changements visibles ou olfactifs ne se manifestent.

« La fraîcheur n’est pas quelque chose que nous pouvons deviner ; c’est quelque chose que nous devons mesurer. Des tests HX rapides et sensibles au facteur temps sont essentiels car les niveaux d’hypoxanthine augmentent bien avant que le poisson ait une apparence ou une odeur désagréable. »

Azadeh Nilghaz, chercheuse au MIPS et chef de projet

Selon Masoud Khazaei, doctorant au Monash Institute of Pharmaceutical Sciences (MIPS) et premier auteur de l’étude, publiée dans la revue ACS Sensors, « Les aliments, en particulier la viande de poisson, sont extrêmement vulnérables à l’oxydation et à la détérioration microbiologique. »

Les chercheurs soulignent que ce système offre une précision équivalente à celle des tests commerciaux actuellement utilisés, tout en permettant une détection plus rapide et plus fiable. Cette capacité à identifier la détérioration à un stade précoce pourrait réduire considérablement le gaspillage alimentaire et améliorer la sécurité des consommateurs.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.