Publié le 4 décembre 2025. Des négociateurs proches de Donald Trump s’apprêtent à rencontrer le secrétaire ukrainien du Conseil de sécurité et de défense nationale à Miami pour discuter d’un potentiel plan de paix, alors que les efforts diplomatiques se multiplient malgré le scepticisme de l’OTAN quant à la sincérité de Moscou.
- Une réunion est prévue entre Rustem Umerov et Steve Witkoff et Jared Kushner à Miami, en Floride.
- Les discussions porteront sur les détails d’un « plan de paix » visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
- L’ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis confirme que cette rencontre fait suite à des discussions récentes entre des représentants de l’équipe Trump et des responsables russes.
La rencontre, qui se tiendra le 4 décembre, intervient dans un contexte de recherche de solutions diplomatiques à la guerre en Ukraine. Selon une source proche de l’administration Trump citée par l’agence Associated Press, les parties chercheront à approfondir les discussions sur un possible accord de paix. L’ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, Olga Stefanishina, a confirmé l’information à Publique.
Stefanishina a précisé que Rustem Umerov se rendra aux États-Unis pour cette deuxième rencontre avec la délégation américaine.
« Rustem Umerov, le chef de la délégation, qui n’a d’autre travail que de négocier avec les alliés américains et européens, atterrira aux États-Unis demain (4 décembre – ndlr) pour avoir une deuxième rencontre avec la délégation. »
Olga Stefanishina, ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis
Elle a souligné que Kiev espère que cette nouvelle réunion permettra de faire progresser les discussions, en s’appuyant sur les résultats de la visite récente de Witkoff et Kushner à Moscou.
Cependant, Stefanishina a également reconnu que les négociations n’avaient, pour l’instant, pas abouti à des avancées significatives. Elle a par ailleurs mis en avant le soutien bipartite continu à l’Ukraine au Congrès américain, évoquant la possibilité de l’adoption prochaine de lois qualifiant la Russie d’État soutenant le terrorisme et imposant des sanctions secondaires aux pays continuant à acheter de l’énergie russe.
Cette initiative américaine intervient après que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sibiga, a confirmé, le 3 décembre à Bruxelles, que Kiev avait reçu une invitation à se rendre aux États-Unis. Sibiga avait également indiqué que l’Ukraine n’avait pas encore reçu d’informations détaillées sur le contenu des négociations américano-russes qui se sont tenues lundi au Kremlin, invoquant des « raisons objectives » pour ce manque d’information.
Des informations antérieures faisaient état d’une possible rencontre entre le président Volodymyr Zelensky et Witkoff et Kushner en Europe, mais ces projets ont finalement été annulés. De son côté, l’assistant du président russe, Yuri Ouchakov, a déclaré que les négociations avec les représentants de l’équipe Trump avaient abouti à une version de compromis d’un plan visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, mais qu’il n’avait pas encore été possible de parvenir à un accord, comme le rapporte Pravda.com.ua.
Parallèlement, les services de renseignement de l’OTAN estiment que Vladimir Poutine ne manifeste pas de réelle volonté de parvenir à un accord de paix, considérant ses déclarations sur la possibilité d’un conflit avec les pays européens comme du bluff, selon Eurointegration et Eurointegration.