Publié le 4 décembre 2024 18:23:00. Un ancien directeur d’une casse automobile en Irlande a vu son licenciement confirmé par un tribunal après avoir été accusé d’avoir tenu des propos vulgaires à l’encontre d’une employée. L’affaire met en lumière les défis liés à la gestion des comportements inappropriés en milieu professionnel.
- Le tribunal a validé le licenciement du directeur pour faute grave.
- L’employée, identifiée sous le pseudonyme de « Mme A », a témoigné avoir été victime de propos insultants.
- Le directeur a nié avoir utilisé un langage offensant, affirmant qu’il s’agissait de plaisanteries.
Le licenciement de Bernard McMahon, ancien directeur de Hammond Lane Metal Co Ltd, a été confirmé par la Commission des relations du travail (WRC) en Irlande. L’affaire, qui remonte à décembre 2023, a été jugée après que M. McMahon ait contesté son renvoi pour licenciement abusif en vertu de la loi de 1977.
Selon le témoignage de « Mme A », arrivée en Irlande il y a plus de dix ans depuis un autre pays de l’Union européenne, M. McMahon lui aurait demandé si elle savait comment elle était surnommée à son arrivée dans l’entreprise. Après avoir répondu par la négative, il aurait prononcé un terme vulgaire, qu’il a ensuite « épelé » pour elle, suscitant des rires parmi les personnes présentes.
« Il a poursuivi : ‘On vous a appelé ac***’ »
Mme A, employée
M. McMahon a quant à lui affirmé que l’incident s’était déroulé dans une ambiance détendue, sans intention de blesser ou d’offenser. Il a déclaré que Mme A n’avait montré aucune réaction négative et que tout s’était passé dans la bonne humeur.
« Personne ne se moquait d’elle. Elle ne pleurait pas, elle n’était pas bouleversée, il n’y avait rien. »
Bernard McMahon, ancien directeur
Cependant, l’arbitre, David James Murphy, a estimé que M. McMahon n’avait pas réussi à justifier son comportement ni à répondre aux préoccupations légitimes de son employeur. Il a critiqué l’approche du directeur, qu’il a qualifiée de « technique et parfois fallacieuse », et a souligné son refus de reconnaître la gravité de ses actes.
L’arbitre a conclu que l’entreprise avait agi de manière raisonnable en décidant de licencier M. McMahon, compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire. Il a ajouté que la conduite du directeur avait probablement été fatale à son emploi.
M. McMahon était représenté par Ken Stafford, consultant en affaires, tandis que Hammond Lane était représentée par Katherine McVeigh BL, assistée par Conor Fynes d’Eversheds Sutherland.