Publié le 2024-11-21 14:35:00. La comète 3l/ATLAS, déjà connue pour ses caractéristiques atypiques, intrigue les astronomes avec un signal périodique dans sa luminosité, qui pourrait révéler des informations sur sa composition ou même, selon certains, sur une possible origine artificielle.
- La comète 3l/ATLAS présente une variation de luminosité rythmique, se répétant toutes les 16,16 heures.
- Cette périodicité serait liée à l’exposition au rayonnement solaire d’une poche de glace présente à la surface du noyau de la comète.
- L’astronome Avi Loeb suggère que l’étude de ce phénomène pourrait permettre de déterminer si les jets de gaz et de poussière observés sont d’origine naturelle ou technologique.
Depuis son observation, la comète 3l/ATLAS a captivé l’attention de la communauté scientifique et des amateurs d’astronomie. Sa forme, sa vitesse et sa composition ne correspondent pas aux modèles habituels, ce qui en fait un objet d’étude particulièrement intéressant. Récemment, une nouvelle énigme s’est ajoutée : un signal périodique détecté dans sa luminosité.
Ce rythme inhabituel se manifeste par une augmentation de la luminosité de la comète toutes les 16,16 heures. L’astronome de Harvard, Avi Loeb, décrit ce phénomène comme un « battement de cœur cosmique » dans une étude publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics.
« Cela peut provenir d’un jet vers le soleil (anti-queue) qui ne démarre que lorsqu’une grande poche de glace sur un côté du noyau fait face au Soleil. En conséquence, la virgule se gonflera à chaque fois que la banquise sera face au Soleil. »
Avi Loeb, astronome à Harvard
Selon l’étude, la comète 3l/ATLAS abrite une poche de glace à la surface de son noyau. L’exposition de cette poche au rayonnement solaire, due à la rotation de la comète, expliquerait la périodicité observée. À chaque rotation, la glace se sublime, libérant des gaz et de la poussière qui augmentent temporairement la luminosité de l’objet. La vitesse de cette éjection est estimée à 440 mètres par seconde, selon un rapport du télescope spatial James Webb.
Avi Loeb espère que l’observation continue de ce phénomène permettra de déterminer son origine. Il suggère qu’un enregistrement vidéo montrant l’évolution des jets de gaz et de poussière sur plusieurs jours pourrait révéler si ces jets sont naturels ou s’ils pourraient être le signe d’une activité technologique, en fonction de l’orientation du motif de battement par rapport au Soleil.