Les hôpitaux français continuent d’investir dans leurs équipements de pointe. Récemment, plusieurs établissements ont annoncé l’acquisition de nouvelles technologies ou l’amélioration de leurs services, témoignant d’une volonté de moderniser l’offre de soins sur l’ensemble du territoire.
À Granville, dans la Manche, l’hôpital a mis en service un nouvel appareil d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) de 1,5 Tesla, modèle Altéa* (Siemens). L’installation de cet équipement, fruit d’un investissement de près de 1,6 million d’euros, a nécessité des travaux préparatoires débutés en septembre 2024 et s’est achevée avec l’accueil du premier patient un an plus tard. L’IRM sera partagée entre l’hôpital et les radiologues libéraux, permettant ainsi d’optimiser son utilisation.
L’hôpital de Granville prévoit de réaliser environ 4 000 examens par an grâce à cet appareil, soit une vingtaine par jour. L’équipe médicale compte 1,5 équivalent temps plein de radiologue et pourra s’appuyer sur la télé-imagerie si nécessaire. Dix manipulateurs radio sont également mobilisés pour assurer le bon fonctionnement du service.
Dans la région Nouvelle-Aquitaine, le centre hospitalier de Dax a inauguré lundi son nouveau service de réanimation polyvalente. Situé dans un nouveau bâtiment, ce service dispose de 10 lits, dont deux chambres spécialement équipées pour les patients présentant des risques infectieux (surpression ou dépression). Les travaux, entamés en décembre 2020, se sont achevés fin septembre. Un investissement total de 12,5 millions d’euros (2,3 millions d’euros pour l’unité de soins continus) a été consenti pour ce projet, incluant la création d’une héliplateforme permettant un transfert rapide des patients en urgence vitale.
En Auvergne-Rhône-Alpes, le centre hospitalier d’Aurillac a déménagé et agrandi l’un de ses centres médico-psychologiques (CMP), celui de Maurs-la-Jolie. Cette antenne, qui accueille plus de 600 patients par an, propose une prise en charge ambulatoire en santé mentale pour l’ouest et le sud-ouest du Cantal. Le déménagement vise à améliorer l’offre de soins en santé mentale sur le territoire, en augmentant la surface d’accueil et en favorisant les partenariats avec les structures médico-sociales.
Enfin, le CHU de Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté, a obtenu un financement de 11 millions d’euros pour le programme Perigenomed, un projet innovant de dépistage néonatal. Ce programme, qui fait partie des trois premiers lauréats du « Challenge en prévention » piloté par l’Agence de l’innovation en santé, vise à évaluer l’intérêt d’élargir le dépistage des maladies rares chez les nouveau-nés par le séquençage du génome. La première phase du programme, actuellement en cours, concerne 2 500 nouveau-nés dans plusieurs CHU, et une seconde phase impliquera 19 000 nouveau-nés en Bourgogne-Franche-Comté.
Par ailleurs, l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Guadeloupe a annoncé le renforcement de la sécurité de son projet d’établissement suite au meurtre du Dr Jean-Michel Gal, psychiatre, lundi matin au centre médico-psychologique (CMP) du Gosier. L’EPSM a exprimé sa profonde tristesse et son soutien à la famille, aux proches et aux collègues du Dr Gal. La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a également exprimé son émotion et son soutien aux soignants.