Publié le 5 décembre 2025 08h53. Malgré une possible réduction de la présence militaire américaine en Europe, l’OTAN assure que la défense du continent ne sera pas compromise, l’Europe et le Canada disposant des capacités nécessaires pour faire face à toute menace.
- Le commandant en chef européen de l’OTAN, le général Alexus Grynkewich, a affirmé que l’alliance restera solide même avec un repositionnement de troupes américaines.
- Environ 85 000 soldats américains sont actuellement stationnés en Europe, mais Washington réoriente progressivement ses forces vers la région Indo-Pacifique.
- Des inquiétudes grandissent en Europe face à l’évolution de la stratégie américaine, notamment après le retrait de 800 soldats de Roumanie le mois dernier.
L’OTAN se veut rassurante quant à la capacité de l’Europe à assurer sa propre défense, même en cas de diminution de l’engagement militaire américain. Le général Alexus Grynkewich a déclaré que l’alliance est prête à répondre à toute crise ou éventualité, et qu’elle pourrait même se renforcer si certaines troupes américaines étaient transférées dans la région Indo-Pacifique.
« La défense de l’Europe ne faiblira pas même si les États-Unis réduisaient la présence de leurs troupes sur le continent. »
Général Alexus Grynkewich, commandant en chef européen de l’OTAN
Cette affirmation intervient alors que Washington a déjà entamé un réalignement de ses forces. Le mois dernier, 800 soldats américains ont été retirés de Roumanie, une décision que le gouvernement de Bucarest a tenté, en vain, d’empêcher. Actuellement, environ 85 000 soldats américains sont déployés sur le continent européen, mais les dirigeants européens observent avec une incertitude croissante la durée de l’engagement américain, particulièrement dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Les préoccupations européennes sont alimentées par un rapport de Politico qui souligne l’évolution de la stratégie américaine. La question de la fiabilité de l’engagement américain est d’autant plus prégnante que les élections présidentielles américaines approchent et que l’éventualité d’un retour de Donald Trump à la Maison Blanche suscite des inquiétudes quant à une possible remise en question des alliances traditionnelles.
L’OTAN assure toutefois que l’alliance restera un pilier de la sécurité européenne, et que les capacités européennes et canadiennes sont suffisantes pour garantir la défense du continent, même en cas de changements dans la politique américaine.
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