Le budget de l’État norvégien pour 2026 met l’accent sur l’amélioration des transports publics et prévoit une évolution du système de taxation des véhicules électriques. Les navetteurs quotidiens bénéficieront d’une baisse des tarifs, tandis que les acheteurs de voitures électriques devront anticiper une augmentation progressive des coûts.
Une des mesures phares de ce budget est la réduction du prix des abonnements mensuels aux transports en commun de 100 couronnes (environ 9 euros) à l’échelle nationale. Cette baisse s’appliquera à tous les usagers, quel que soit le comté où ils se trouvent – qu’il s’agisse d’Oslo, de Bergen ou de Tromsø. Les autorités de transport des comtés sont chargées de mettre en œuvre cette réduction tarifaire.
En parallèle, le gouvernement a alloué 1,1 milliard de couronnes (environ 98 millions d’euros) aux comtés, en ciblant notamment le secteur des transports. Cette injection de fonds est cruciale, car certains comtés, comme Innlandet et Viken, avaient exprimé des inquiétudes quant à la nécessité de réduire leurs lignes de bus en raison de contraintes budgétaires.
À plus long terme, le gouvernement s’engage à étudier la faisabilité d’un « pass national mensuel » – surnommé « Norgeskortet » – qui permettrait aux voyageurs d’utiliser tous les trains, bus, tramways et ferries du pays avec un seul billet à prix fixe. Le lancement de ce pass est envisagé pour 2027, et les premières étapes de planification sont déjà en cours.
La Norvège, pionnière dans l’adoption des véhicules électriques (VE), affiche actuellement un taux de 31,78 % de voitures électriques parmi l’ensemble des véhicules particuliers, selon les données récentes du Conseil norvégien d’information sur la circulation routière (OFV). Cependant, les avantages fiscaux qui ont stimulé les ventes de VE sont en cours de réduction.
Le budget prévoit un plan clair pour les trois prochaines années concernant les taxes sur les véhicules électriques, afin d’offrir une visibilité aux acheteurs. Dès 2026, l’acquisition d’un nouveau véhicule électrique sera plus coûteuse, le gouvernement maintenant son cap sur la baisse du seuil d’exonération de TVA.
Concrètement, à partir du 1er janvier 2026, la TVA s’appliquera à la portion du prix d’une voiture dépassant 300 000 couronnes (environ 26 600 euros), contre 500 000 couronnes (environ 44 300 euros) actuellement. Par exemple, pour un véhicule acheté 400 000 couronnes, l’acheteur devra désormais s’acquitter de 25 % de TVA sur les 100 000 couronnes excédentaires, soit 25 000 couronnes (environ 2 200 euros).
Une bonne nouvelle pour le secteur automobile est l’atténuation du « choc fiscal » initialement prévu pour 2027. Le gouvernement avait initialement envisagé de supprimer complètement l’exonération de TVA en 2027, mais a opté pour une suppression progressive. Ainsi, pour une voiture à 500 000 couronnes, l’augmentation de la taxe sera de 50 000 couronnes (environ 4 400 euros) après le Nouvel An, au lieu des 125 000 couronnes (environ 11 000 euros) initialement prévues. Cela représente un allègement de 75 000 couronnes (environ 6 600 euros) pour l’acheteur.