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Naviguer dans les changements apportés aux soins de santé aux États-Unis vers l’ACA, Medicare, Medicaid et plus encore.

Publié le 6 décembre 2025 18h37. Plusieurs États américains réduisent drastiquement leurs financements pour la garde d'enfants, menaçant l'accès à ces services pour des millions de familles et inversant les progrès réalisés grâce aux aides d'urgence liées à…

Naviguer dans les changements apportés aux soins de santé aux États-Unis vers l’ACA, Medicare, Medicaid et plus encore.

Publié le 6 décembre 2025 18h37. Plusieurs États américains réduisent drastiquement leurs financements pour la garde d’enfants, menaçant l’accès à ces services pour des millions de familles et inversant les progrès réalisés grâce aux aides d’urgence liées à la pandémie de Covid-19.

  • L’Indiana ne renouvellera pas les bons de garde d’enfants avant 2027, tandis que d’autres États réduisent leurs taux de remboursement aux prestataires.
  • Ces coupes budgétaires entraînent des fermetures de classes, des licenciements et une augmentation des frais pour les parents.
  • La fin des fonds fédéraux de secours COVID-19 et les nouvelles politiques fiscales sont à l’origine de cette crise.

La situation est alarmante pour les familles à faible revenu, qui dépendent de ces aides pour pouvoir travailler ou se former. L’Indiana, l’Arkansas, l’Oregon, le Maryland et le New Jersey sont parmi les États les plus touchés par ces restrictions budgétaires, mais le phénomène s’étend à l’ensemble du territoire américain.

En Indiana, les responsables estiment qu’aucun nouvel enfant ne sera ajouté aux listes d’attente pour les bons de garde d’enfants avant au moins 2027. Cette décision s’accompagne d’une réduction des taux de remboursement aux prestataires, de 10 à 35 %, obligeant ces derniers à répercuter les coûts sur les parents. Des centres de garde ont déjà dû fermer des classes et licencier du personnel, tandis que des familles se retrouvent dans l’incapacité de financer la garde de leurs enfants.

La situation n’est pas isolée. En Arkansas, l’État envisage des réductions significatives des taux de remboursement, ce qui pourrait entraîner jusqu’à 400 licenciements et des fermetures de structures. La liste d’attente pour les bons de garde d’enfants, déjà longue, est gelée depuis le début de l’année et compte actuellement 1 100 inscrits. L’État a également annoncé qu’il ne paierait plus de taux de remboursement plus élevés aux centres de meilleure qualité.

L’Oregon a réduit le budget de son programme préscolaire gratuit de 10 % en raison de mauvaises projections économiques liées aux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump, qui affectent le commerce international de l’État. On estime que 640 enfants ne bénéficieront plus d’une école maternelle gratuite. Plus d’informations sur les coupes budgétaires en Oregon.

Le Maryland a cessé d’accepter de nouvelles demandes de bons de garde d’enfants, car le nombre d’enfants inscrits dépasse les capacités financières de l’État. Les législateurs estiment qu’il est peu probable qu’un financement supplémentaire soit disponible en raison des réductions du financement fédéral. Détails sur le gel des inscriptions au Maryland.

Ces coupes budgétaires interviennent après une période où les services de garde d’enfants ont bénéficié d’une injection de 39 milliards de dollars (environ 36 milliards d’euros) grâce au plan de sauvetage américain de 2021, destiné à soutenir le secteur après les fermetures massives de crèches et les pertes d’emplois liées à la pandémie. Le plan de sauvetage américain pour la garde d’enfants. Cependant, ces fonds ont expiré en septembre 2024, laissant les États face à des difficultés financières.

Elliot Haspel, expert national en matière de garde d’enfants, souligne que de nombreux États sont confrontés à des pressions budgétaires importantes et que la situation risque de s’aggraver avec l’entrée en vigueur du « Big Beautiful Bill », qui prévoit des réductions significatives du financement de Medicaid et du programme d’assistance nutritionnelle supplémentaire (SNAP). Profil d’Elliot Haspel sur The 19th.

« De nombreux États sont confrontés à des pressions budgétaires majeures pour diverses raisons et il est peu probable que ces conditions s’améliorent, voire s’aggravent, à la suite du Big Beautiful Bill. »

Elliot Haspel, expert national en matière de garde d’enfants

Helene Stebbins, directrice exécutive de l’Alliance for Early Success, explique que certains États n’ont pas suffisamment anticipé la fin des fonds COVID-19, tandis que d’autres, comme le New Mexico et le Connecticut, ont choisi d’investir davantage de fonds propres dans la garde d’enfants. Profil d’Helene Stebbins sur The 19th.

« C’est un choix sur la manière dont ils collectent et redistribuent les revenus et le budget. »

Helene Stebbins, directrice exécutive de l’Alliance for Early Success

En Indiana, l’État justifie ses décisions par un déficit de financement de 225 millions de dollars (environ 208 millions d’euros) lié à une utilisation jugée « non durable » des fonds de secours COVID-19 par l’administration précédente. Déficit de financement en Indiana. Adam Alson, directeur du bureau de la petite enfance de l’Indiana, a déclaré que l’État avait choisi de privilégier les familles bénéficiant déjà d’une aide, estimant qu’il n’y avait pas suffisamment de ressources pour soutenir à la fois les prestataires et de nouveaux bénéficiaires.

« Il n’y a qu’une seule cagnotte : nous pourrions soit protéger les prestataires de soins, soit protéger les enfants, et nous avons choisi les enfants. »

Adam Alson, directeur du bureau de la petite enfance de l’Indiana

Cependant, les prestataires de services de garde d’enfants mettent en garde contre les conséquences négatives de ces choix, soulignant que la fermeture de centres et la réduction des effectifs affecteront également les enfants. La plupart des enfants bénéficiant de bons de garde d’enfants en Indiana sont issus de familles noires ou latino-américaines et vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Cori Kerns, défenseure de la petite enfance à Indianapolis, explique que les familles voient leur quote-part passer de 5 à 15 dollars par semaine, ce qui a déjà entraîné la fermeture de certains centres. Aperçu du programme de bourses pour la garde d’enfants en Indiana.

Dans l’ensemble de l’Indiana, au moins 36 centres de garde ont fermé leurs portes depuis le début de l’année, selon Hanan Osman, directeur exécutif de l’Association de l’Indiana pour l’éducation des jeunes enfants.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.