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Les astronomes mettent à nouveau en garde. Si leur estimation se confirme, la nuit classique cessera d’exister d’ici 2030 – VTM.cz

Publié le 7 décembre 2025 10:44:00. L’essor fulgurant des constellations de satellites en orbite basse menace de compromettre de manière significative les observations astronomiques, avec un risque de corruption de près de 96 % des images capturées par…

Les astronomes mettent à nouveau en garde. Si leur estimation se confirme, la nuit classique cessera d’exister d’ici 2030 – VTM.cz

Publié le 7 décembre 2025 10:44:00. L’essor fulgurant des constellations de satellites en orbite basse menace de compromettre de manière significative les observations astronomiques, avec un risque de corruption de près de 96 % des images capturées par certains télescopes de nouvelle génération. Une étude de la NASA alerte sur une situation qui pourrait s’aggraver considérablement dans les années à venir.

Depuis 2019, le nombre de satellites en orbite terrestre basse (LEO) a connu une augmentation spectaculaire, passant d’environ deux mille à plus de quinze mille. Une grande partie de cette prolifération est due aux constellations comme Starlink. Alejandro Borlaff, du Ames Research Center de la NASA, et ses collaborateurs ont publié une étude prédictive qui dresse un tableau préoccupant de l’avenir de l’astronomie dans la revue Nature.

Selon cette recherche, si toutes les demandes actuelles de licences d’exploitation de satellites en orbite basse étaient approuvées, on pourrait compter environ 560 000 objets artificiels en orbite autour de la Terre d’ici la fin des années 1930. Alejandro Borlaff souligne que ce chiffre représente un risque extrême non seulement pour les télescopes spatiaux, mais également pour les observatoires terrestres.

Les reflets lumineux des antennes et des panneaux solaires de ces satellites pourraient endommager jusqu’à 96 % des images capturées par le télescope spatial américain SHEREx, le projet européen ARRAKIHS, ou encore le futur télescope chinois Xuntian. Le télescope Hubble, qui observe une portion plus restreinte du ciel, verrait quant à lui des traces de satellites apparaître sur environ un tiers de ses photographies. Seuls les télescopes situés à une plus grande distance de la Terre, comme le télescope Webb, ne devraient pas être affectés.

Ces traînées lumineuses créées par les satellites peuvent facilement être confondues avec des astéroïdes sur les images, compliquant ainsi la recherche de corps potentiellement dangereux dans l’univers proche – une branche de l’astronomie cruciale pour la sécurité planétaire.

Des solutions sont envisagées pour atténuer ce problème. D’une part, des algorithmes sont déjà utilisés pour supprimer les traces d’objets artificiels des images, en s’appuyant sur une base de données précise et constamment mise à jour des paramètres de vol de chaque satellite. Les plus gros satellites peuvent d’ailleurs briller dans le ciel nocturne avec une intensité comparable à celle des étoiles. D’autre part, SpaceX et Amazon misent sur des revêtements et des conceptions réduisant au maximum la réflectivité pour leurs nouveaux satellites.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.