L’or peine à consolider ses gains alors que les marchés anticipent massivement une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis en décembre. Malgré des signaux économiques mitigés, le scepticisme persiste chez les investisseurs, freinant l’enthousiasme à la hausse pour le métal précieux.
Les données économiques américaines récentes ont renforcé l’attente d’un assouplissement monétaire de la part de la Réserve fédérale (Fed). Toutefois, le rapport sur l’emploi d’ADP a révélé une diminution inattendue de 32 000 emplois dans le secteur privé en novembre, un ralentissement marqué par rapport à la croissance révisée de 47 000 emplois en octobre et un chiffre inférieur aux prévisions. Parallèlement, l’indice des services de l’Institute for Supply Management (ISM) a affiché une légère expansion en novembre, mais les données sous-jacentes suggèrent un affaiblissement de la dynamique économique.
L’attention des investisseurs se porte désormais sur l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de septembre, l’indicateur d’inflation privilégié de la Fed, dont la publication est prévue vendredi. Ce chiffre pourrait apporter un éclaircissement sur l’ampleur potentielle d’une baisse des taux. Cependant, le marché reste prudent, ce qui limite pour l’instant les gains de l’or. Les acheteurs semblent hésitants à investir à des prix élevés.
Les spéculations concernant le prochain président de la Fed alimentent également cette prudence. Des sources médiatiques rapportent que l’administration Trump a interrompu les entretiens avec plusieurs candidats potentiels, ce qui renforce la possibilité que Kevin Hassett succède à Jerome Powell. Un tel changement pourrait signaler une orientation plus accommodante de la Fed, ce qui pourrait favoriser les actifs sans rendement comme l’or.
Selon les analystes, si la Fed maintient ses taux inchangés lors de sa réunion des 9 et 10 décembre, les contrats à terme sur l’or pourraient subir une correction à la baisse, qui pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mois. À l’inverse, une combinaison de baisse des rendements, de tensions géopolitiques et d’une recherche de valeurs refuges pourrait propulser l’or à la hausse, avec un potentiel de gain de 15 à 30 % par rapport aux niveaux actuels, selon un rapport du World Gold Council.
Sur le plan technique, les contrats à terme sur l’or évoluent actuellement autour d’un point charnière à 4 357 $ (environ 4 299,35 $ le plus haut de la semaine et 4 194,40 $ le plus bas). Une pression vendeuse pourrait inciter à la prise de bénéfices dans la journée. À court terme, les contrats à terme oscillent au-dessus du support immédiat à la moyenne mobile à 9 jours (4 220 $), mais rencontrent une résistance à 4 254,17 $. Une cassure de ce support pourrait entraîner une baisse vers la moyenne mobile à 20 jours (4 173,36 $), puis vers la moyenne mobile à 50 jours (4 054,84 $).
Sur une période d’une heure, les contrats à terme tentent de se maintenir au-dessus du support à 4 249,78 $, mais la formation d’un chandelier baissier en forme de marteau suggère une possible intensification de la pression vendeuse. Les investisseurs devraient surveiller de près l’évolution des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que l’issue de la réunion de la Fed, pour anticiper les mouvements du marché vendredi.
Avertissement : Les lecteurs sont invités à prendre leurs propres décisions d’investissement concernant l’or, car cette analyse est basée uniquement sur des observations et ne constitue pas un conseil financier.
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