Publié le 7 décembre 2023 à 17h37. Des experts du marketing et de la communication se sont réunis à Valence pour un échange sur l’importance cruciale de la relation entre les entreprises et les médias dans un paysage informationnel en constante mutation.
- La confiance du public envers les médias traditionnels reste supérieure à celle accordée aux réseaux sociaux.
- Le marketing expérientiel et les actions ciblées gagnent en importance face aux stratégies de communication de masse.
- Une approche hybride, combinant la crédibilité des médias traditionnels et la viralité des créateurs de contenu, est privilégiée.
Le Club Marketing du Méditerranée (CMM) a organisé ce 1er décembre une nouvelle session de son “Brand & Breakfast” au siège de Levante-EMV. Cette rencontre a réuni des professionnels de la communication et du marketing pour discuter de l’évolution des stratégies de communication et de l’impact des nouveaux médias sur la réputation des marques.
La table ronde, animée par Juanma Romero, directeur de Levante TV, a vu la participation de María Jesús Mínguez, PDG de Nebo Comunicación ; Carmen Elío, responsable marketing de Milar ; Alberto Chilet, directeur de communication de Valencia Basket ; Ricardo Gómez, PDG de Desmarca Marketing ; Nicolás Collado, directeur du Circuit Ricardo Tormo ; Carolina Alemany, directrice de communication de Bayer en Espagne ; José Luis Braulio, directeur commercial de Levante-EMV et Eva Prieto, présidente de Marketing et Communication d’Isaval et présidente du CMM.
Eva Prieto a ouvert les discussions en soulignant l’importance de valoriser les entreprises auprès des consommateurs dans un marché de l’information en constante évolution :
« Depuis le club, nous travaillons à faire en sorte que les entreprises soient reconnues d’une certaine manière par les consommateurs dans ce marché en mutation. »
Eva Prieto, présidente de Marketing et Communication d’Isaval et présidente du CMM
Plusieurs intervenants ont mis en avant l’évolution des canaux de communication. Nicolás Collado a souligné que les événements, le contenu spécifique et le contenu à forte valeur ajoutée améliorent la communication bilatérale, rompant avec l’approche unilatérale du passé :
« Les événements comme celui-ci, le contenu spécifique, le contenu à haute valeur ajoutée… ce type de choses a permis d’améliorer la communication bilatérale, laissant derrière elle la communication unilatérale. »
Nicolás Collado, directeur du Circuit Ricardo Tormo
Isaval privilégie désormais une communication ciblée plutôt que massive, misant sur le marketing expérientiel. Carolina Alemany, de Bayer, a expliqué que son entreprise cherche à générer des connaissances qui, bien que non directement liées à ses produits, ont un impact positif sur la société, en organisant des événements sectoriels qui mettent en avant une valeur sociale plus large.
María Jesús Mínguez a insisté sur la nécessité d’une approche hybride, combinant la crédibilité des médias traditionnels et l’influence des personnalités en ligne :
« Quand on travaille avec un média qui relaie ce que l’on lui a envoyé, ce n’est pas la même chose qu’avec un influenceur qui met en avant nos qualités. Il faut parvenir à un mélange. »
María Jesús Mínguez, PDG de Nebo Comunicación
Elle a ajouté que, personnellement, elle accorde plus de crédit aux informations publiées dans les médias de communication qu’aux contenus diffusés sur d’autres plateformes, tout en reconnaissant que ces derniers sont souvent des marques qui parlent d’elles-mêmes.
Alberto Chilet a souligné que la société a évolué et que les gens cherchent soit à construire une opinion, soit à la renforcer. Il a insisté sur le rôle fondamental des médias dans ce processus. Ricardo Gómez a renchéri en recommandant une approche à 360 degrés, combinant la viralité des créateurs de contenu et le prestige des médias traditionnels, afin de travailler la marque à travers ses valeurs.
José Luis Braulio a conclu en présentant des données sur la confiance du public envers les sources d’information, révélant que 60 % des personnes font davantage confiance aux médias de communication qu’aux réseaux sociaux (27 %).
La question des changements générationnels a également été abordée. María Jesús Mínguez a noté que la digitalisation des médias est particulièrement visible dans ce domaine, soulignant que si les jeunes sont prêts à payer pour des plateformes comme Netflix ou Amazon Prime, ils pourraient également être disposés à payer pour un média qui leur fournit des informations fiables et vérifiées. Carmen Elío a précisé que Milar adapte sa communication en fonction des différents publics cibles, notamment les jeunes.
En conclusion, cette table ronde a mis en évidence l’importance d’une approche équilibrée, combinant la crédibilité des médias traditionnels, la viralité des nouveaux canaux et la création de contenu de qualité pour construire une image de marque solide et durable.
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