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Les fermetures de comptes et les restrictions irritent les parieurs de courses, mais il existe une réponse | Course de chevaux

Publié le 8 décembre 2025 20h32. Le secteur des courses hippiques britannique savoure une victoire budgétaire inattendue, après avoir déjoué la menace d’une harmonisation fiscale défavorable, tout en se préparant à aborder un nouveau défi : les restrictions…

Les fermetures de comptes et les restrictions irritent les parieurs de courses, mais il existe une réponse | Course de chevaux

Publié le 8 décembre 2025 20h32. Le secteur des courses hippiques britannique savoure une victoire budgétaire inattendue, après avoir déjoué la menace d’une harmonisation fiscale défavorable, tout en se préparant à aborder un nouveau défi : les restrictions imposées aux parieurs gagnants.

  • Les courses hippiques ont obtenu le rejet d’une harmonisation des taux d’imposition sur les paris, et bénéficient même d’un écart accru entre les taux.
  • Elles ont également été exclues de la légère augmentation de la taxe sur les paris sportifs, notamment le football.
  • L’attention se porte désormais sur la lutte contre les fermetures de comptes et les mises limitées imposées aux parieurs rentables.

Après des années de lobbying, le secteur des courses hippiques britannique peut se réjouir d’une victoire significative dans le récent budget. La menace d’une harmonisation des taux d’imposition sur les paris et les jeux, qui aurait pénalisé les courses, a non seulement été repoussée, mais a même conduit à un élargissement de l’écart entre les taux applicables. En outre, les courses ont été épargnées par une légère augmentation de la taxe sur les paris sportifs, qui concerne d’autres disciplines comme le football.

Cette victoire budgétaire ouvre la voie à une nouvelle étape : maximiser les bénéfices de cette situation favorable. Les courses hippiques, devenues plus attractives pour les opérateurs de paris, doivent désormais s’attaquer à un obstacle majeur rencontré par de nombreux parieurs : les restrictions imposées aux comptes et les limitations de mises.

Le problème est bien connu : un parieur tente de placer un pari avec un montant raisonnable, parfois aussi faible que 10 ou 20 £ (environ 11 à 23 euros), mais se voit proposer une mise alternative dérisoire, de quelques centimes seulement. Cette pratique, qui frustre les parieurs rentables, est perçue comme une contradiction avec la mission de la Commission des jeux de hasard, qui est de garantir un environnement de jeu « sûr, ouvert et équitable ».

Une solution potentielle existe : la règle de mise minimale (MBR), déjà appliquée avec succès dans la plupart des juridictions australiennes depuis plus d’une décennie. En Victoria, par exemple, où se déroule la célèbre Melbourne Cup, les opérateurs sont tenus de proposer un prix annoncé sur les courses « métropolitaines » (les plus importantes) avec une perte minimale de 2 000 $ australiens (environ 995 £, soit 1 160 euros) sur un pari gagnant, et de 1 000 $ australiens (environ 630 £, soit 730 euros) pour les courses de moindre envergure.

Des acteurs majeurs du secteur des paris, tels que Ladbrokes et Bet365, opèrent déjà avec succès en Australie en appliquant cette règle. Cependant, les opérateurs britanniques se sont toujours opposés à son introduction, arguant qu’elle pourrait affecter les bonus et les offres promotionnelles, comme les « meilleures cotes garanties ».

Cet argument rappelle celui utilisé pour justifier le maintien de taux d’imposition bas sur les jeux en ligne. Michael Dugher, président du BGC (Betting and Gaming Council), avait déclaré qu’il serait « naïf » de penser que les courses hippiques pourraient échapper à une augmentation des taxes sur les jeux en ligne, ou que le marché noir ne profiterait pas d’une augmentation des marges dans le secteur réglementé.

« Il était tout simplement naïf de la part des courses de penser qu’elles sortiraient indemnes d’une augmentation importante des taxes sur les jeux en ligne, ou que le marché noir ne bénéficierait pas d’une augmentation ultérieure des marges dans le secteur réglementé. »

Michael Dugher, président du BGC

Pourtant, comme l’a souligné l’ancien Premier ministre Gordon Brown, les sociétés multinationales de jeux d’argent sont prêtes à payer jusqu’à 50 % ou plus de taxes sur leurs bénéfices liés aux jeux dans certaines juridictions américaines. Malgré les avertissements alarmistes et les pressions exercées par le BGC sur Rachel Reeves et les députés travaillistes, la chancelière a finalement doublé la part des jeux en ligne, passant de 21 % à 40 %.

Il semble que le lobbying de l’industrie du jeu ait perdu de son efficacité. Les prédictions de catastrophe imminente ne portent plus beaucoup de poids, d’autant plus qu’il existe des exemples concrets ailleurs qui prouvent leur fausseté. C’est donc le moment idéal pour que la Commission des jeux de hasard s’attaque aux restrictions imposées aux parieurs.

Le modèle MBR est déjà en place en Australie, et la Commission des jeux de hasard n’a pas besoin d’être rappelée de l’injustice persistante des bookmakers refusant d’accepter un pari. Cette mesure aurait dû être mise en œuvre il y a longtemps, mais le moment semble enfin venu.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.