Publié le 8 décembre 2025 à 22h09. Une collection exceptionnelle de montres de poche, réunie par un passionné durant plus de six décennies, a été vendue aux enchères chez Sotheby’s à New York, atteignant un total de plus de 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros). La pièce maîtresse, une montre de poche complexe réalisée par Audemars Piguet, a établi un nouveau record pour la marque.
- La montre de poche « Grosse Pièce » d’Audemars Piguet a été adjugée pour 7,736 millions de dollars (environ 7,1 millions d’euros), frais inclus.
- La collection Robert M. Olmsted a généré plus de 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros) lors de la vente aux enchères.
- Une horloge de bureau Patek Philippe, unique en son genre, a atteint 2,73 millions de dollars (environ 2,5 millions d’euros).
La vente aux enchères de Sotheby’s à New York, achevée récemment, a été dominée par les montres de poche, en particulier celles provenant de la collection de feu Robert M. Olmsted. Les quatre lots les plus prisés – trois montres de poche et une horloge – ont totalisé plus de 16 millions de dollars (environ 14,7 millions d’euros), frais d’adjudication inclus. Cette performance témoigne de l’intérêt croissant pour ces pièces d’horlogerie anciennes et de la qualité de l’œil d’un collectionneur passionné.
La star incontestée de la vente fut la « Grosse Pièce », une montre de poche exceptionnellement compliquée fabriquée par Audemars Piguet. Cette montre surdimensionnée, considérée comme l’une des plus complexes jamais réalisées par la manufacture, a atteint le prix record de 6,3 millions de dollars (environ 5,8 millions d’euros) avant frais, soit 7,736 millions de dollars (environ 7,1 millions d’euros) avec les frais. Au moment de sa création, Audemars Piguet agissait en quelque sorte comme un fabricant de marques privées haut de gamme, produisant des complications, principalement des sonneries, pour d’autres marques, notamment des détaillants londoniens prestigieux tels que S. Smith & Son ou JW Benson.
La « Grosse Pièce » n’est pas la seule pièce à avoir dépassé la barre des sept chiffres. Une horloge de bureau presse-papier Patek Philippe, jusqu’alors inconnue et réalisée pour Thomas Emery, a été vendue pour 2,73 millions de dollars (environ 2,5 millions d’euros). Il s’agit de l’une des trois seules horloges de ce type connues, les deux autres étant conservées au Musée Patek Philippe. Il est intéressant de noter que Patek Philippe a lancé un modèle moderne plus tôt cette année, proposé à moitié prix, ce qui rend l’horloge d’Emery particulièrement intéressante pour les collectionneurs.
Les montres à double mouvement de Patek Philippe, fabriquées pour John M. Morehead III, ont également suscité une forte demande. Les deux montres, dotées de cadrans dorés, ont été adjugées pour un total de 6,2 millions de dollars (environ 5,7 millions d’euros) : 3,7 millions de dollars (environ 3,4 millions d’euros) pour la plus grande, intégrant un chronographe à rattrapante, et un peu moins de 2,5 millions de dollars (environ 2,3 millions d’euros) pour la plus petite. L’importance de cette paire était évidente, avec plus d’une demi-douzaine d’enchérisseurs pour chaque pièce et la présence des principaux acteurs du marché de la Patek Philippe vintage.
La vente a également mis en évidence une tendance générale : de nombreuses montres de poche, même celles de marques moins connues aujourd’hui, ont dépassé leurs estimations. Une montre d’école des années 1930, avec un tourbillon volant de l’horloger allemand Heinz Eberhard, a été vendue pour 355 600 dollars (environ 327 000 euros), tandis qu’une montre-horloge à tourbillon surdimensionnée de Charles Frodsham a atteint 1,12 million de dollars (environ 1,03 million d’euros). Il semblerait que l’intérêt pour ces pièces d’horlogerie anciennes soit en plein essor.



