Home SantéL’épidémie de dengue et de chikungunya a tué plus de 40 personnes à Cuba

L’épidémie de dengue et de chikungunya a tué plus de 40 personnes à Cuba

by Sophie Martin

Publié le 9 décembre 2023 16:45. Cuba est confrontée à une grave crise sanitaire avec une flambée des cas de dengue et de chikungunya, particulièrement meurtrière chez les enfants et les adolescents, exacerbée par une situation économique difficile et des problèmes d’hygiène.

  • Au moins 44 personnes sont décédées à Cuba des suites de la dengue ou du chikungunya, dont 29 enfants et adolescents.
  • L’épidémie, qui a débuté en juillet dans la province de Matanzas, s’est propagée à l’ensemble des 15 provinces du pays.
  • La crise économique que traverse Cuba, avec ses pénuries et ses difficultés d’accès aux services de base, aggrave la situation sanitaire.

Le ministère cubain de la Santé a annoncé un bilan alarmant : 44 décès liés à la dengue et au chikungunya, dont près des trois quarts concernent des jeunes de moins de 18 ans. Cette augmentation significative par rapport à la semaine précédente, où 33 décès avaient été recensés (dont 21 chez les mineurs), témoigne de l’ampleur de la crise. Les sept nouveaux décès attribués au chikungunya, dont six concernent des enfants et adolescents, sont particulièrement préoccupants.

L’épidémie, initialement localisée dans la province occidentale de Matanzas, près de La Havane, s’est rapidement étendue à l’ensemble du territoire cubain, qui compte près de 9,7 millions d’habitants. Cette propagation incontrôlable coïncide avec une grave épidémie de dengue, qui a débuté à la même période.

Plusieurs facteurs contribuent à l’aggravation de la situation. Le manque d’hygiène, l’accumulation d’ordures et le stockage d’eau dans des réservoirs, conséquence des fréquentes pénuries d’eau qui ont déjà affecté environ 3 000 Cubains cette année, créent des conditions idéales pour la prolifération des moustiques vecteurs de ces maladies.

La crise sanitaire frappe un pays déjà fragilisé par sa plus grave crise économique depuis trois décennies. Le manque de devises étrangères affecte les services de base, notamment les hôpitaux, et compromet les programmes de prévention, tels que la lutte antiparasitaire, en raison du manque de carburant.

L’image illustrant la situation montre l’accumulation d’ordures, les eaux stagnantes et les coupures de courant, autant de facteurs aggravants l’épidémie. Agence France-Presse (AFP)

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.