Alina Habba a finalement quitté ses fonctions de procureure fédérale par intérim du New Jersey, après une bataille juridique de trois mois qui a invalidé sa nomination controversée. Cette décision marque un nouveau revers pour l’administration Trump dans sa tentative de contourner le processus de confirmation sénatoriale pour les procureurs.
La Cour d’appel américaine du troisième circuit a confirmé une décision antérieure, estimant que la nomination de Habba, ancienne avocate personnelle de Donald Trump, avait été obtenue par une « série de mesures juridiques et personnelles inédites » et illégales. Habba avait annoncé sa démission sur les réseaux sociaux lundi après-midi, invoquant la nécessité de « protéger la stabilité et l’intégrité du bureau ».
« Mais ne confondez pas conformité et reddition », a-t-elle déclaré, précisant qu’elle continuerait à servir le ministère de la Justice en tant que « conseillère principale » auprès des procureurs américains, sous la direction de la procureure générale Pam Bondi.
L’identité de la personne qui succédera à Habba à la tête du bureau du procureur américain du New Jersey reste pour l’instant inconnue. Malgré la décision de justice défavorable, Bondi avait initialement maintenu Habba en poste en la désignant « procureure spéciale du procureur général », une stratégie déjà employée par la Maison Blanche pour d’autres nominations de procureurs controversées.
Bondi a réagi sur X, affirmant que le ministère de la Justice « demanderait un réexamen plus approfondi » de la décision et qu’elle était « confiante » dans sa possible annulation. Elle a également dénoncé des « juges politisés » qui, selon elle, suspendaient les procédures pour « annuler le choix des procureurs par le président ».
Habba n’est pas la seule procureure américaine nommée par Trump à avoir été confrontée à des contestations judiciaires concernant sa nomination. Le mois dernier, Lindsey Halligan, procureure américaine pour le district oriental de Virginie, a subi le même sort. Les poursuites pénales engagées par Halligan contre l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de New York, Letitia James, ont été abandonnées en septembre et octobre respectivement. Des procureurs américains du Nevada et du district central de Californie ont également vu leurs nominations invalidées.
Dans une déclaration commune publiée lundi sur X, Bondi et le sous-procureur général Todd Blanche ont accusé les juges de mener une « campagne inadmissible de partialité et d’hostilité » à l’égard de ces nominations.
La démission de Habba pourrait signaler un changement de stratégie de l’administration Trump, qui semble désormais reconnaître la difficulté de maintenir ces nominations contestées.
Sur le même sujet
- RDC : Plus de 1 700 morts lors de la plus rapide épidémie d’Ebola
- Ariana Organise Une Journée de Vaccination Gratuite et Obligatoire Contre la Rage
- Meta condamné à verser 567 millions de dollars supplémentaires au Nouveau-Mexique pour protéger les mineurs sur Facebook et Instagram (lederniereheure.com)