Publié le 10 décembre 2025 à 11h17. La présence du moustique tigre, vecteur potentiel de maladies, est régulièrement détectée aux Pays-Bas, principalement via les importations internationales. Les autorités sanitaires rassurent la population, soulignant que le risque de transmission de maladies est actuellement faible, mais appellent à la vigilance et à la prévention.
- Le moustique tigre arrive aux Pays-Bas par le biais des transports internationaux, notamment avec les plantes importées et les pneus usagés.
- Le risque de transmission de maladies par ce moustique est actuellement considéré comme « négligeable », selon le RIVM.
- La suppression des eaux stagnantes et l’utilisation de répulsifs anti-moustiques sont les mesures de prévention les plus efficaces.
La présence du moustique tigre (Aedes albopictus) est surveillée de près aux Pays-Bas. L’Autorité néerlandaise de sécurité alimentaire et des produits de consommation (NVWA) signale que ce moustique, originaire d’Asie du Sud-Est, s’introduit sur le territoire via le transport international de marchandises. Les plantes importées et les pneus de voiture usagés sont des vecteurs courants, car ils peuvent contenir de l’eau stagnante où le moustique se reproduit.
Le moustique tigre se distingue par sa petite taille et ses rayures noires et blanches. Il se reproduit dans les eaux stagnantes, même en petites quantités, comme celles que l’on trouve dans les barils de pluie, les pots de fleurs, les seaux ou les gouttières. Dès qu’un nid est détecté, la NVWA intervient rapidement pour l’éliminer et empêcher la propagation du moustique.
L’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) confirme que le moustique tigre est occasionnellement présent aux Pays-Bas. Cependant, le RIVM rassure la population en indiquant que le risque qu’il transmette des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le Zika est actuellement « négligeable ». Il est important de noter que le moustique tigre est actif pendant la journée, contrairement à de nombreuses autres espèces de moustiques.
« Il n’y a aucune raison de paniquer », déclare Hille Dorresteijn, directrice de Vaccination Point. « Les gens peuvent se protéger efficacement en adoptant des mesures simples, comme éliminer les eaux stagnantes et utiliser des produits anti-moustiques. Il est important d’être conscient du problème, sans pour autant céder à des précautions excessives. »
Hille Dorresteijn, directrice de Vaccination Point
Pour se protéger des piqûres, il est recommandé d’utiliser des répulsifs anti-moustiques contenant du DEET ou d’autres substances reconnues, en les appliquant sur la peau et les vêtements, en particulier pendant les heures d’activité du moustique tigre. Il est également essentiel d’éliminer régulièrement les eaux stagnantes dans et autour de la maison, en vérifiant les pots de fleurs, les soucoupes, les barils de pluie, les seaux, les jouets d’enfants et les gouttières.
Toute observation de moustique tigre doit être signalée à la NVWA. Les photos ou les descriptions fournies par les citoyens aident les experts à évaluer rapidement la situation et à prendre les mesures appropriées. En cas de piqûre, il est conseillé de nettoyer la zone et de la garder propre.
Les voyageurs et les résidents peuvent obtenir des conseils personnalisés ou des informations sur les vaccinations auprès de Vaccination Point.
Les municipalités, le RIVM et la NVWA collaborent étroitement pour surveiller la présence du moustique tigre et prendre des mesures immédiates en cas de détection. Les zones à risque, telles que les jardineries, les entrepôts et les entreprises de transport, sont particulièrement surveillées pendant la saison des moustiques. La vigilance des citoyens et la prévention des eaux stagnantes sont essentielles pour limiter la propagation de ce moustique.