Publié le 10 décembre 2025 à 09h13. Une nouvelle étude de l’Université d’Innsbruck et du MCI révèle que l’ouverture stratégique, même en période de crise, peut être un levier de redressement pour les entreprises, à condition de trouver le juste équilibre entre transparence et discrétion.
- Le projet de recherche, soutenu par la Banque nationale autrichienne, explore l’impact de l’ouverture stratégique lors de restructurations et de situations d’insolvabilité.
- L’étude souligne l’importance d’impliquer un large éventail de parties prenantes, au-delà de la direction et des consultants, dans les processus de décision.
- Les résultats mettent en évidence la nécessité d’un équilibre subtil entre transparence et confidentialité pour surmonter les défis existentiels.
L’augmentation de la transparence, l’implication active des parties prenantes et une communication ciblée sont des éléments clés pour sortir d’une crise, selon les conclusions d’une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Innsbruck et du MCI| L’école entrepreneuriale. Le projet de recherche de trois ans, intitulé « La stratégie ouverte comme redressement : l’impact de l’ouverture dans la restructuration en cas d’insolvabilité », a été présenté lors d’une soirée sur le toit du MCI, attirant un public nombreux et intéressé.
L’équipe de recherche, composée de Kristina Stoiber, Daniel Degischer, Christoph Strobl et Kurt Matzler, a combiné des approches conceptuelles, qualitatives et quantitatives pour analyser les dynamiques à l’œuvre lors des restructurations d’entreprises. Leurs travaux ont été enrichis par une collaboration étroite avec des professionnels du secteur, notamment des experts de SGS Management, Dr. Wieselhuber & Partner et ReTurn. Cette coopération interdisciplinaire a permis de dégager de nouvelles perspectives sur la manière dont les organisations peuvent surmonter des difficultés majeures.
L’étude met en lumière un paradoxe : si l’ouverture et la transparence peuvent renforcer la confiance et faciliter la collaboration, une divulgation excessive d’informations peut également être préjudiciable. Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre ces deux impératifs, en adaptant la stratégie de communication à la nature de la crise et aux spécificités de l’entreprise.
Les chercheurs soulignent également l’importance d’impliquer un large éventail de parties prenantes – employés, créanciers, fournisseurs, clients – dans les processus de décision. Une approche inclusive permet de mieux comprendre les enjeux, de susciter l’adhésion et de favoriser la mise en œuvre de solutions durables.

L’équipe du projet et les partenaires externes lors de l’événement final
Ce projet, financé par le fonds anniversaire de la Banque nationale autrichienne, confirme l’intérêt croissant pour des approches plus transparentes et participatives dans la gestion des crises et des restructurations d’entreprises.

Chef de projet Julia Hautz de l’Institut de gestion et de marketing
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