De scénariste en difficulté à créateur d’un succès chinois retentissant, Shin Adachi explore avec une honnêteté désarmante les thèmes de l’amour, de l’ambition et de l’échec à travers son œuvre cinématographique.
Le film « YOLO », mégahit chinois de 2024, s’inspire du drame de boxe japonais « 100 yens d’amour » (2014), écrit par Shin Adachi. Pourtant, le chemin vers le succès a été long et semé d’embûches pour ce scénariste, qui a longtemps peiné à s’imposer dans l’industrie.
Adachi attribue sa persévérance au soutien indéfectible de sa femme, dont il a tiré l’inspiration pour le personnage principal de sa comédie autobiographique « Une épouse bien-aimée » (2019). Dans ce film, le portrait d’un scénariste en panne d’inspiration, et donc une version romancée de lui-même, suscite l’exaspération de son épouse, qui lui reproche son manque d’énergie et d’ingéniosité.
Son dernier film, « Good Luck », qu’il a à la fois écrit et réalisé, adopte un ton plus subtil. Ce road movie suit un jeune réalisateur en quête de sa voie, un personnage qui, comme Adachi lui-même, est un substitut à son propre vécu. Contrairement à l’intensité émotionnelle de « Une épouse bien-aimée », « Good Luck » se caractérise par une retenue dramatique, voire une absence d’enjeu majeur. Bien que les deux protagonistes se livrent avec sincérité, ils ne cèdent pas aux larmes.
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