La série dramatique « Rivalité passionnée », qui a captivé un public croissant, s’exporte désormais à l’international. Après un accord de distribution conclu quelques jours seulement avant la fin de la diffusion initiale, la série sera bientôt accessible aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Espagne, une nouvelle inattendue qui a profondément marqué ses créateurs.
« C’est complètement surréaliste, bouleversant, mais dans le bon sens du terme », confie Storrie, l’un des artisans de la série. L’annonce est intervenue à un moment clé, comme le souligne Williams, l’acteur principal : « C’est comme si un rêve se réalisait, et on a du mal à y croire. Je suis tellement heureux que cette histoire puisse toucher un public plus large. Je pense qu’elle est universelle, qu’elle transcende les langues et les cultures. »
Pour Williams, ce succès représente l’aboutissement d’une longue quête. Enfant métis né d’une mère coréenne et d’un père britannique et néerlandais, il a grandi en Colombie-Britannique avec de grandes ambitions. « J’ai d’abord rêvé de devenir joueur de basket NBA », raconte-t-il avec un sourire. « Mais ma mère m’a dit : ‘Tu ne sauras jamais dunker. Abandonne ce rêve.’ » Il s’est alors tourné vers d’autres voies : « J’ai décidé de devenir acteur ou combattant d’UFC. Ma mère a préféré la première option. »
Avant d’obtenir le rôle de Shane Hollander, Williams a fait ses armes dans des courts métrages et des apparitions ponctuelles dans des séries policières comme « Traqueur » et « Allégeance ». Il attendait patiemment sa chance, et « Rivalité passionnée » est venue à lui comme une réponse à ses aspirations. « J’ai littéralement attiré ça », affirme-t-il.
Storrie, de son côté, a toujours su qu’il voulait travailler dans le cinéma. Originaire d’Odessa, au Texas, il a fréquenté une école des arts du spectacle dès son plus jeune âge, à la fois pour développer son talent et pour s’éloigner des difficultés de son quartier. « On ne vivait pas dans le meilleur coin de la ville », explique-t-il. « Il y avait une volonté de nous offrir des alternatives, de nous donner une chance. On nous encourageait à prendre des cours de danse, de théâtre… »
Malgré sa passion, Storrie se souvient que ses rêves étaient souvent accueillis avec scepticisme. Sa tante lui aurait ainsi demandé, alors qu’il avait sept ou huit ans : « Bon, et si ça ne marche pas, tu feras quoi ? » L’enfant avait déjà un plan de secours : « J’ai réfléchi une seconde et j’ai répondu : ‘Je deviendrai mannequin en sous-vêtements si le cinéma ne fonctionne pas.’ » Il rit en se souvenant de cette audace précoce. « Je pense que ça montre à quel point j’étais prêt à tout pour être vu. »
À lire aussi
