Home AffairesBassetti : “Mâcher du chewing-gum pendant une longue période pourrait vous exposer aux microplastiques”

Bassetti : “Mâcher du chewing-gum pendant une longue période pourrait vous exposer aux microplastiques”

by Amélie Bernard

Publié le 2024-02-29 10:35:00. Une étude américaine révèle que mâcher du chewing-gum pourrait être une source insoupçonnée d’ingestion de microplastiques, soulevant des questions sur l’impact de cette habitude quotidienne sur notre santé.

  • Une étude de l’American Chemical Society a démontré que la mastication libère des centaines, voire des milliers de particules microplastiques dans la salive.
  • Un seul chewing-gum peut libérer jusqu’à 3 000 particules, principalement en polyéthylène et polystyrène, par l’action mécanique de la mastication.
  • Le Dr Matteo Bassetti, médecin génois, recommande de réduire l’exposition aux microplastiques en mâchant chaque chewing-gum plus longtemps plutôt que de les remplacer fréquemment.

La présence de microplastiques dans notre environnement est un sujet de préoccupation croissante. Si l’on sait déjà qu’ils se retrouvent dans l’eau en bouteille et certains aliments, une nouvelle étude met en lumière une source potentielle jusqu’alors négligée : le chewing-gum. Des chercheurs de l’UCLA ont découvert que la simple action de mâcher un chewing-gum peut libérer une quantité significative de particules plastiques.

Selon les résultats présentés par l’American Chemical Society, « les gommes synthétiques et naturelles peuvent libérer des centaines, voire des milliers de particules microplastiques dans la salive lors de la mastication ». Plus précisément, l’étude a révélé qu’un seul morceau de gomme peut libérer jusqu’à 3 000 particules, composées principalement de polyéthylène et de polystyrène. Ces particules ne sont pas issues de la digestion, mais se détachent mécaniquement sous l’effet de la mastication répétée.

Face à ces découvertes, le Dr Matteo Bassetti, directeur de la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital San Martino à Gênes, appelle à la prudence. Il souligne l’importance de réduire autant que possible notre exposition aux microplastiques.

« Par exemple, il est conseillé de mâcher chaque morceau plus longtemps au lieu de les remplacer fréquemment. »

Matteo Bassetti, directeur de la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital San Martino

Il rappelle également que les microplastiques sont omniprésents, se retrouvant non seulement dans l’eau en bouteille, mais aussi dans la poussière domestique, soulignant ainsi que même de petites habitudes quotidiennes peuvent avoir des conséquences insoupçonnées.

Cette découverte s’inscrit dans un contexte plus large de sensibilisation aux dangers des microplastiques pour la santé humaine et l’environnement. Le Dr Bassetti avait déjà alerté sur les risques liés à la consommation d’eau en bouteille en plastique, comparant l’ingestion de ces particules à la consommation d’une carte de crédit par semaine.

En conclusion, l’étude confirme que les microplastiques ne proviennent pas uniquement des sources déjà connues, comme les bouteilles d’eau et certains aliments, mais également de produits de consommation courante tels que les chewing-gums. Une prise de conscience accrue et des gestes simples, comme une mastication plus lente, pourraient contribuer à limiter notre exposition à ces particules potentiellement nocives.

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