La petite commune de Palmoli, dans la province de Chieti, voit son budget municipal grevé par les conséquences d’une affaire familiale internationale. Depuis le retrait de trois enfants à leurs parents, un couple anglo-australien, la municipalité dépense 244 euros par jour pour assurer leur prise en charge.
Depuis le 20 novembre, date à laquelle les trois enfants de Catherine Birmingham et Nathan Trevallion ont été placés loin de leur domicile isolé en forêt, la commune alloue quotidiennement 244 euros à leur entretien et à l’hébergement de leur mère. Le maire, Giuseppe Rosario Masculli, a révélé que cette dépense, bien que modeste à l’échelle nationale, représente un fardeau significatif pour une communauté de moins de 850 habitants. « Nous avons déjà atteint près de 5 000 euros depuis le début du placement. Et le budget global de la commune est extrêmement limité », a-t-il précisé.
Les enfants sont actuellement placés dans un centre spécialisé à Vasto. Le tribunal pour mineurs de L’Aquila avait ordonné leur retrait temporaire et la privation des droits parentaux le 20 novembre, estimant que les parents n’avaient pas respecté les directives concernant l’isolement social des enfants et leurs conditions de vie précaires dans une maison forestière isolée. Lors de la dernière audience, les services de tutelle se sont opposés à un retour immédiat des enfants auprès de leurs parents, mais leur avis n’est pas contraignant.
La situation de Nathan Trevallion est distincte. Il réside actuellement entre une vieille maison dans la forêt et un logement temporaire offert par un particulier, l’entrepreneur Armando Carusi, pour une durée de trois mois. La municipalité attend toutefois les documents nécessaires pour lancer des travaux de rénovation dans la zone résidentielle.
Malgré ces contraintes financières, la municipalité de Palmoli a proposé d’organiser des cours particuliers pour les enfants, avec l’aide d’enseignants, afin de faciliter leur intégration.
L’équipe juridique de la famille, représentée par les avocats Marco Femminella et Danila Solinas, conteste les conclusions des tuteurs et remet en question la validité des mesures prises en novembre. La défense se concentre sur l’interprétation de l’isolement des enfants, qu’elle juge erronée.
La prochaine audience, devant la cour d’appel civile, est prévue le 16 décembre. L’issue de cette affaire est cruciale, non seulement pour la famille Birmingham-Trevallion, mais aussi pour les finances déjà tendues de la commune de Palmoli.