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Interdire aux mineurs de moins de 16 ans d’accéder aux réseaux sociaux ?

Le Partido Popular (PP) a déposé plus de cinquante amendements au projet de loi gouvernemental visant à mieux protéger les mineurs en ligne, allant jusqu’à proposer d’interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, sauf…

Interdire aux mineurs de moins de 16 ans d’accéder aux réseaux sociaux ?

Le Partido Popular (PP) a déposé plus de cinquante amendements au projet de loi gouvernemental visant à mieux protéger les mineurs en ligne, allant jusqu’à proposer d’interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, sauf autorisation parentale explicite. Ces propositions visent à renforcer la sécurité des enfants et des adolescents face aux dangers du numérique.

Selon le PP, les plateformes numériques auraient l’obligation de mettre en place des systèmes d’identification clairs des contenus, de contrôler l’accès des mineurs à leurs services et de détecter rapidement les contenus préjudiciables. Un « temps de repos numérique » serait instauré à partir de 22h00 pour les adolescents de 14 à 16 ans bénéficiant d’une autorisation parentale.

Les amendements proposent également de rendre obligatoire l’installation de contrôles parentaux préconfigurés sur tous les appareils connectés à Internet, ainsi qu’une formation de base pour les parents lors de l’achat de ces appareils. Le PP souhaite donner aux familles davantage d’outils pour un usage sûr et approprié du numérique, comme l’accès à la géolocalisation, qui serait interdit sans le consentement des tuteurs légaux.

Au-delà des mesures de contrôle d’accès, le PP insiste sur la nécessité d’adapter le Code pénal pour sanctionner plus sévèrement les comportements dangereux en ligne. Des peines de prison seraient prévues pour la diffusion de contenus incitant au suicide, de défis viraux dangereux ou promouvant des troubles alimentaires chez les mineurs et les personnes handicapées.

Face à la recrudescence des cas de harcèlement scolaire, le parti propose une réforme de la justice des mineurs pour mieux protéger les victimes et interdire aux agresseurs de communiquer avec elles par voie numérique. Le PP s’inquiète également de la manipulation des mineurs par les algorithmes et des pratiques addictives comme le défilement infini.

Concernant la pédopornographie, le PP souhaite durcir la législation en affirmant qu’il ne peut exister de forme « consensuelle ». Tous les contenus à caractère sexuel impliquant des mineurs, y compris ceux générés par l’intelligence artificielle (IA), seraient considérés comme illégaux. Le parti appelle à une surveillance accrue des plateformes pour prévenir, détecter et supprimer rapidement ce type de contenu, en utilisant notamment des outils de détection automatique.

Enfin, le PP a supprimé le terme « non consensuel » de l’article 3 du projet de loi, estimant qu’il est intrinsèquement illégal de diffuser ou de glorifier des contenus sexuels impliquant des enfants.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.