Publié le 2024-02-29 14:15:00. La décision du gouvernement Meloni de réduire drastiquement le crédit d’impôt pour les Zones Économiques Spéciales (ZES) suscite l’indignation des producteurs agricoles du Sud de l’Italie, qui craignent un recul significatif de leurs investissements et de leur compétitivité.
- Le gouvernement italien a réduit le crédit d’impôt ZES pour les entreprises agricoles de 65 % à 15 %.
- Les producteurs de floriculture de Campanie prévoient un impact négatif majeur sur les investissements, l’emploi et la compétitivité du secteur.
- Le Consortium des producteurs de floriculture de Campanie accuse le gouvernement de mettre en péril l’avenir de l’agriculture du Sud.
La décision gouvernementale a provoqué une vive réaction de la part des acteurs du secteur agricole, en particulier dans le Sud de l’Italie. Enzo Malafronte, président du Consortium des producteurs de floriculture de Campanie, qui regroupe plus de 250 entreprises et coopératives, a dénoncé une mesure à courte vue qui pénalise les entreprises du territoire.
« Réduire le crédit d’impôt de 65 % à 15 % n’est pas une remodulation, c’est un véritable vol au détriment des entreprises du Sud. Ainsi les investissements sont effectivement éliminés, la confiance des entrepreneurs est brisée et le secteur agricole est condamné à un retour en arrière d’au moins dix ans. »
Enzo Malafronte, président du Consortium des producteurs de floriculture de Campanie
Selon M. Malafronte, cette suppression du crédit d’impôt compromettra les projets d’investissement des entreprises dans l’innovation, la durabilité, l’emploi et la compétitivité. Il anticipe un « très lourd revers » pour l’agriculture du Sud dès 2026, laissant les entreprises seules face à des coûts accrus.
Le président du Consortium a également critiqué le manque de cohérence entre les discours gouvernementaux sur le « Made in Italy » et les actions concrètes menées. Il estime que la suppression de cette mesure, qui avait fait ses preuves, est un coup porté à un secteur essentiel pour l’identité, l’économie et la protection du territoire.
« Nous entendons tous les jours parler du Made in Italy, de l’excellence, des chaînes d’approvisionnement stratégiques. Mais en réalité, l’une des rares mesures qui ont vraiment fonctionné est supprimée. Cela détruit l’avenir d’un secteur qui est identité, économie réelle et protection du territoire. »
Enzo Malafronte, président du Consortium des producteurs de floriculture de Campanie
M. Malafronte a conclu en appelant le gouvernement à assumer l’entière responsabilité des conséquences de sa décision.