Publié le 17 décembre 2025 07:21:00. Un homme de 33 ans sera jugé à partir de mercredi pour le meurtre d’une femme de 74 ans à Bâle, un crime commis alors qu’il bénéficiait d’une permission de sortie de l’établissement psychiatrique où il était suivi. L’accusé, déjà impliqué dans un double homicide en 2014, était apparemment incapable de contrôler ses actes au moment des faits.
- L’accusé a poignardé sa victime, une voisine de son père, dans son domicile en août 2024.
- Il était en liberté non accompagnée au moment du crime, malgré un passé judiciaire marqué par un double meurtre.
- Selon le rapport d’accusation, l’accusé souffre d’une incapacité qui l’empêchait de comprendre et de contrôler ses actes.
Le procès débutera mercredi et verra comparaître les filles et le petit-fils de la victime en tant que co-plaignants. L’homme de 33 ans avait été interpellé quelques jours après les faits, dans le centre de Bâle, et est depuis lors interné à l’hôpital universitaire psychiatrique de Rheinau.
Les faits se sont déroulés en août 2024, lorsque l’accusé s’est présenté au domicile de sa victime, une femme de 74 ans, sur le Naseweg à Bâle. La victime, décrite comme physiquement plus petite et sans défense, a succombé à ses blessures sur les lieux. L’agresseur et la victime vivaient dans le même immeuble depuis de nombreuses années.
L’affaire soulève des questions sur les conditions de libération de l’accusé, qui avait déjà commis un double meurtre en 2014. Au moment du crime, il bénéficiait d’une permission de sortie de l’Unité de protection de la population (UPK) de Bâle, et avait même obtenu l’autorisation de sortir la nuit. Le personnel infirmier n’avait pas détecté de changements significatifs dans son comportement qui auraient justifié une surveillance accrue. Selon les conclusions du rapport, « il y avait une quelconque capacité à comprendre les choses », mais « certainement aucune capacité à contrôler les choses au moment du crime ».
Le Ministère public de Bâle-Ville a formellement accusé l’homme de meurtre, en tenant compte de son état mental. L’issue du procès déterminera les suites judiciaires de cette affaire tragique.
Informations rapportées par 20 Minutes.
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